4 Bonnes raisons d’essayer Vittoz en Groupe

1. Une étape dans la découverte de la méthode Vittoz

Groupes FOVEA BORDEAUX VIttoz psychothérapie

Encore aujourd’hui, il n’est pas toujours facile de franchir la porte d’un cabinet de psychothérapie. En effet, les générations précédentes nous ont laissé un représentation souvent négative de l’accompagnement psychique.  Or il s’avère que la pratique des entraînements cérébraux proposés par la méthode Vittoz procure déjà un mieux-être physique et psychique dès le début de leur mise en place. Les pratiques appliquées apparaissent d’abord de façon ludique ce qui aide à leur mise en place dans le quotidien.  Et les témoignages ne manquent pas de personnes qui ont intégré réellement le Vittoz dans leur vie en passant d’abord par l’expérience de groupe.

2. Une expérience commune riche en diversité

Lors de ce rendez-vous hebdomadaire qui dure huit semaines, se mettent en place des nouvelles habitudes qui s’avèrent rapidement profitables et dont on peut se partager les bienfaits. Le témoignage de chacun devient un encouragement à la pratique. Le fait surtout de nommer le vécu, et d’entendre d’autres nommer leur propre expérience met en évidence que le chemin de chacun est différent et riche, et aide à se détacher du jugement de soi et de l’autre. C’est alors entrer pleinement dans cette démarche vittozienne d’acccueil de ce qui est, sans jugement ni commentaire.

thérapie de groupe bordeaux
FoVea - Flexibilité ouverture Vittoz Expérience Attentive

3. Participer à une étude de recherche scientifique

recherche neuroscience Fovea Vittoz

Les groupes que j’anime sont proposés dans le cadre du protocole Fovea. C’est un programme qui a été élaboré par des formateurs Vittoz-IRDC et les chercheurs de l’équipe du Pr Rebecca Shankland de l’université de Grenoble/Lyon.

Vous pouvez donc, en répondant à un questionnaire, en début et en fin de session, participer ainsi à une étude menée depuis plus de dix ans qui met en évidence les résultats obtenus par la pratique du Vittoz * :

• Diminue les effets du stress, de l’anxiété et des états dépressifs perçus.

• Accroît les capacités d’attention, de concentration et de mémorisation.

• Augmente le bien-être subjectif (émotions positives) et psychologique (sens de la vie, relations positives, optimisme, vitalité, intérêt)

• Améliore les compétences émotionnelles pour soi (surtout expression et régulation des émotions) et en lien avec autrui (climat de classe amélioré)

• Augmente de l’orientation vers le positif

• Accroît la bienveillance envers soi-même

• Développe l’état de pleine conscience par une pratique intégrée (présence et acceptation)

• A des effets similaires aux programmes de pleine conscience standards

• La pleine conscience est le médiateur central de l’amélioration du bien-être

• Les effets sont maintenus dans la durée.

4. S'offrir une "piqure de rappel"

Cabinet de psychologie Talence Groupe

Après avoir été accompagné sur une cure complète en psychothérapie Vittoz vous êtes devenu autonome sur la pratique dans votre vie. Les effets sont en effet durables et vous avez acquis les outils pour faire face aux difficultés usuelles de la vie.

Il est aussi notoire qu’on s’approprie avec préférence certaines pratiques parce qu’elle font sens de façon singulière à un moment donné, il arrive alors qu’on délaisse certains aspects du Vittoz pourtant tout aussi riches.

Venir reprendre des forces au sein d’un groupe de pratique peut alors permettre d’explorer de façon nouvelle des exercices qu’on aura pu oublié ou peu approfondi parce qu’alors nous n’en ressentions pas tellement le besoin.

 Les chemins intérieurs sont si mystérieux que des détours et des reprises s’imposent parfois à nous … J’ai été heureuse de faire cette expérience et de me laisser guider à nouveau sur des exercices que je connaissais pourtant déjà bien et que j’ai pu redécouvrir autrement, je me suis offert ce cadeau et cela m’a renouvelée dans ma propre conduite thérapeutique.

*sources: https://www.vittoz-irdc.net/FoVea-Flexibilite-Ouverture-base-sur-la-methode-Vittoz-pour.html


Prochaines dates à Bordeaux

En présence les jeudi à 10h30

cabinet de psychothérapie Talence

En journée en présence

au

62 Rue Rouget de l’Isle

à Talence

TRAM Roustaing/Br de Toulouse

Le nerf vague. Partie 1 : Le tonifier avec la douche froide.

La douche froide et consciente est une pratique, en complément de la cure Vittoz, qui peut entrer dans une stratégie de guérison intérieure ou d’assouplissement fonctionnel. Pratiquée quotidiennement, elle stimule le nerf vague et renforce la capacité de résilience.

Le Système nerveux autonome au centre de notre adaptation au milieu

La méthode Vittoz est une thérapie à médiation corporelle et les relations corps-esprit reçoivent leurs fondements scientifiques de la psychophysiologie. Celle-ci propose que le système nerveux est l’unité fonctionnelle à la base des processus physiologiques et psychologiques.

Dès le début du XXème siècle, John Langley explique que le Système Nerveux Autonome est en charge de l’homéostasie, l’équilibre des milieux intérieurs. Il est en effet responsable de nos fonctions automatiques (respiration, digestion, …)

Puis Walter Cannon (1915) met en évidence les différentes phases de mobilisation physiologique d’un organisme pour s’ajuster à son environnement.

Le Système Nerveux Autonome (SNA) ayant pour mission de veiller à nous adapter à toutes les situations d’insécurité et toutes les “nouveautés”.

C’est l’équilibre entre les deux branches orthosympatique et parasympathique qui permet à l’organisme de s’ajuster pour mettre en place une stratégie de combat, de fuite ou de repos voire de figement pour faire face à une situation vécue présentant un caractère nouveau ou dangereux. (danger physique ou affectif)

Les apports de la théorie polyvagale du Dr. Porges

En 1994, Porges étudie le contrôle neurologique du rythme cardiaque et affine la compréhension de la branche parasympathique du SNA. Ses recherches proposent l’apparition, il y aurait environ 80 millions d’années, chez les mammifères, d’une autre branche parasympathique.

Le parasympathique dorsal

Il distingue alors la 1ère, dite dorsale, car le noyau du Nerf Vaque est situé de façon dorsale, c’est-à-dire postérieure. Il est impliqué dans les processus de nutrition, d’assimilation et de restauration du métabolisme. En situation de danger il suscite une réponse de figement au niveau comportementale et métabolique, viscéral. (Baisse du rythme cardiaque,  et respiratoire, de la consommation énergétique en vue de la survie…) 

Le parasympathique ventral

La 2ème, dite ventrale, en raison de la position antérieure de son noyau d’origine dans le tronc cérébral, est associée au processus psychologique de l’engagement social, de la communication et offre des possibilités de réponse à l’environnement. Il gère les nerfs crâniens liés à ses fonctions sociales : sourires, mimiques, vocalisation… Grâce à lui, le mammifère, contrairement au reptile, peut trouver une alternative à la fuite et au combat…

Porges a pu quantifier le tonus du parasympathique ventrale grâce une variable cardiaque liée au rythme respiratoire et démontrer que celle-ci était sous son contrôle. L’attention à votre respiration va tenir un rôle important au long de la cure Vittoz. Vous apprendrez à l’observer, puis à en tirer profit.

Le nerf vague tonifié ajoute de la souplesse dans le fonctionnement du SNA

Ce qui nous intéresse ici particulièrement c’est ce que souligne Michel Schittecatte dans la présentation des ces études sur les mammifères:

 “Le tonus élevé de la branche ventrale du système parasympathique sous-tend d’une part l’exploration de l’environnement”  afin de trouver des sources de nourriture et d’autres part les comportements à visée relationnelle d’engagement social, de communication, de sexualité, de soins à la progéniture.”

Cette tonicité varie en fonction de l’environnement : nouveauté présentant ou non un danger. Notre capacité à nous confronter à une nouveauté, et au danger qu’elle représente, va varier en fonction de la tonicité du nerf vague et de la branche qui est sollicitée.

Au vue de cela il apparaît que notre capacité à passer d’un état à un autre, à changer d’état quand nous en ressentons le besoin soit favorisée par une activité efficace du nerf vague.

Cela présente un  intérêt pour nous car les exercices de la cure Vittoz peuvent vous aider à retravailler la tonicité du Nerf Vague en apprenant à solliciter le parasympathique ventral dans votre quotidien, par l’affinage de réceptivités somesthésiques ou extéroceptives variées.

"A little bit of a bad thing is a good thing"*

*Un petit peu d’une mauvaise chose est une bonne chose.

En renfort de ces pratiques, selon un principe appelé l’hormèse,  faire travailler le nerf vague en le soumettant par moments à de micro-stress (par leur caractère inattendu et légèrement inconfortable pour le corps et le psychisme), permettrait de l’entraîner, de le tonifier afin de faciliter l’équilibrage des composantes sympathiques et parasympathiques de notre SNA.

Il s’agit de surprendre le corps de multiples façons et de le confronter à sa capacité d’adaptation existante pour la pousser un tout petit peu plus loin. Le jeûne intermittent ou la douche froide en sont des exemples accessibles au plus grand nombre et …   Attention ! Il n’est pas ici question de se faire du mal.

Dans ces moments, essayez d’être attentif à l’état de votre respiration telle qu’elle est avant de la ralentir ou de l’approfondir pour retrouver votre confort, la réponse à votre besoin en oxygène dans l’instant.

Un capacité de résilience renforcée

Dès lors, certaines pratiques mettrons l’organisme en situation de réaction (fuite ou combat) sans risque majeur réel et permettront d’entraîner ce dernier à s’adapter de plus en plus rapidement à des situations critiques, que ce soit un danger physique ou affectif, social. Pour résumer, cela permet d’acquérir une meilleure maîtrise de soi, sans trop de tension et en souplesse.

Avant et après une telle pratique prenez toujours le temps d’observer votre état général (corps, mental, affect) pour prendre acte de ce qui se passe en vous, et l’assimiler, l’engrammer dans vos circuits neuronaux.

Félicitez-vous pour vos petits efforts et actez que c’était possible. Vous avez fait ce que vous vouliez, ce qui était possible vous l’avez fait !

NERF VAGUE

 

PRECISIONS !

La douche froide n’est pas

un exercice de la cure Vittoz !

C’est une proposition de Stéphane Janssoone, ancien athlète de haut niveau spécialisé dans l’accompagnement sur le travail de la respiration que j’ai jugée intéressante et qui vient en complément de la cure, pour qui se sent disposé à de petits challenges.

Dans le cadre d’une thérapie Vittoz, une douche consciente est une pratique qui ne demande aucun effort à la personne et qui en soi est déjà bienfaisante et efficace pour le rétablissement du contrôle cérébral.

 
 

En pratique...

Après l’avoir décidé, vous entrez dans votre douche, et vous commencez par mouiller vos pieds.

Prenez le temps nécessaire à ce stade pour accueillir toutes les sensations (la température de l’air sur votre peau, celle de l’eau, votre posture, votre place dans l’espace disponible, le sol, l’adhérence, le poids au niveau de la plante de vos pieds, la lumière, les couleurs, les odeurs, les sons … )  tout cela sans jugement.

Montez par paliers successifs au niveau de la cheville (droite puis gauche), de la même façon , les jambes, les genoux, les cuisses, le siège…

Le passage sur le buste qui abritent des organes vitaux peuvent déclencher un réflexe de fuite ou d’autoprotection. Le SNA* fait son travail.

C’est alors le moment d’accueillir ce qui se passe en vous tant au niveau corporel, qu’émotionnel et toujours sans jugement.

De laisser passer et de rester un peu avec ce qui se présente : envie de renoncer, de partir, ou désir de challenge… et de laisser passer ces pensées … Votre vie n’est pas en jeu, et vous avez les moyens de dépasser cet inconfort temporaire. Restez alors attentif à votre respiration.

Observez la réaction du système sympathique : accélération du rythme cardiaque, contractions musculaires…

C’est alors la respiration qui va vous permettre d’accompagner en souplesse le retour au calme. Commencer par l’accueillir telle qu’elle est, puis approfondissez doucement les expirations par la bouche.

Bravo ! Vous venez de vous laisser traverser par une situation de stress. Vous avez survécu, votre corps s’est adapté, votre mental a dépassé le découragement et s’est renforcé. Félicitez-vous et goûtez dans la détente le confort retrouvé !

La répétition quotidienne de ce moment offre à tout votre être un souvenir répété de résilience qui viendra affermir votre confiance et assouplir le rééquilibrage Sympathique/Parasympathique…

Si en raison d’un traumatisme ou d’un trop grand état de vulnérabilité vous n’étiez pas en mesure de réaliser cette pratique ne vous formalisez surtout pas ! Ce n’est peut-être pas le moment. Votre thérapeute vous aidera à trouver la pratique adaptée à vos besoins aujourd’hui ! Le principal est de rester bon avec vous-même et en accueillant ce qui est possible ici et maintenant.

*SNA Système Nerveux Autonome.

Sources:

Michel Schittecatte. Les fondements des psychothérapies .  Apport de ” La théorie polyvagale des émotions” de S.W. Porges à la psychothérapie des états dissociatifs. Dunod Paris 2014

Stéphane Janssoone – ” La respiration” – Bien plus qu’un pratique essentielle. Dauphin éd. , Paris 2022

https://nospensees.fr/la-theorie-polyvagale-comment-detectons-nous-les-signes-de-danger/

Santé mentale. La marche consciente au coeur de la cure Vittoz

La marche est une activité si naturelle au point que nous la pratiquons sans nous en rendre compte. Pourtant elle recèle des trésors pour notre santé physique et mentale auxquels chacun peut avoir rapidement accès avec un accompagnement approprié.

Un acte quotidien

Nos podomètres intégrés à nos smarthphones dans la poche, certains d’entre nous, (et j’en suis) sont assez friands.es de contempler la moyenne parcourue dans la journée, la semaine… Du moment où je pose les pieds au sol le matin jusqu’au moment où je savoure dans un souffle prolongé de rentrer sous la couette…

Pendant ce temps là, mes pieds m’ont portée de la chambre à la cuisine, de la cuisine à la voiture, la voiture au bureau, au supermarché, des petits pas dans le métro… J’ai fait des petits pas autour de la machine à café. Des centaines de petits pas en classe ou en salle à servir… Et comme je pense aux soignants qui parcourent des kilomètres dans des centres de santé toujours plus gigantesques…

S’il y a un acte que vous n’avez a priori pas besoin de programmer (sauf période de confinement…) c’est la marche ! Savez-vous que vous pouvez en faire un acte non seulement bienfaisant , mais encore thérapeutique ? Et ce, quel que soit votre niveau de mobilité ! Oui, oui ! Même en fauteuil, votre mouvement vous met en mouvement…

Un apprentissage simple qui s'approfondie par la pratique régulière

Aujourd’hui encore, la méthode Vittoz propose un apprentissage simple de la marche consciente. On peut trouver cela tellement simple et penser lire quelques lignes pour avoir compris et se dire “ok c’est bon…”

Rien ne remplace une pratique accompagnée.

En groupe la méthode vous permettra de saisir rapidement l’intérêt de vivre vos déplacements quotidiens autrement.

Une pratique quotidienne (il suffit d’y penser!) vous permet déjà de vous sentir en mouvement autrement, incarnée et au milieu du monde. Trouver des respirations dans votre journée.

En thérapie individuelle elle vous permettra d’aller bien plus loin…

Rempart contre l'angoisse

Nos journées peuvent être ponctuées de difficultés en tous genres. Une réunion où je ne trouve pas ma place, une phrase entendue dont la tonalité réveille un sentiment d’injustice, une mauvaise nouvelle, un relent de pulsion addictive… parfois un simple mot peut déclencher de façon irrationnelle une angoisse. Parcourir  simplement quelques pas peut suffire à laisser passer l’émotion envahissante, pour faire face et travailler dessus, à un autre moment choisi, seul ou de préférence en thérapie.

Accompagné de votre thérapeute, vous pouvez alors mettre des mots sur vos ressentis et vos sensations en toute confiance. Comprendre à deux les ancrages de ces émotions inattendues et les recontextualiser. Il ou elle vous guidera sur la (re)découverte de vos sensations corporelles profondes. Sur la capacité d’être en accueil bienveillant sur vous-même et sur le monde. Retrouver vos appuis physiologiques et intérieurs.

Au coeur de la cure Vittoz

La pratique de la marche consciente est un exercice central de la cure Vittoz. En effet, elle est précédée de la mise en place approfondie des récéptivités qui permet de mieux en tirer profit. Elle est suivie d’exercices qui vont pouvoir en faire un outil combiné avec les autres pratiques pour une meilleure concentration, une plus grande liberté intérieure, elle peut être déterminante dans l’apprentissage des choix et la vie relationnelle.

Atelier découverte à Bordeaux

Je vous propose de venir découvrir pendant une heure,
la marche consciente dans le centre de Bordeaux.

Premier atelier
Jeudi 8 septembre à 10h30.


La plasticité cérébrale et Vittoz

Notre cerveau tisse son réseau neuronal dans les premiers instants de la vie, avec les informations qu’il reçoit et son héritage transgénérationnel. Dès lors puis-je encore sortir de mes fonctionnements relationnels nocifs ? 

Frayage neuronal

La plasticité du cerveau est à l’œuvre dès la naissance et à chaque instant de la vie jusqu’à son aboutissement.

L’enfant naît avec un réseau de connexion de neurones bien plus riches et nombreuses que toutes les connexions internets réunies. Notre organisme fabrique son cerveau au taux le plus élevé entre le troisième et le septième mois de la grossesse.

Ces milliards de neurones se forment progressivement. Ils sont fabriqués par une succession des divisions cellulaires. À plein régime, il génère environ 250.000 neurones par minute.

Et donc à chaque expérience sensorielle, cognitive et émotionnelle vécue un chemin se fraie dans le système nerveux par l’action de synapses entre elles.

Des groupes de neurones vont alors se réunir autour d’expériences spécifiques. (par exemple l’écoute du son de la voix de la mère, du père, des frères et sœurs…) Les interactions avec l’environnement, les proches seront aussi déterminantes. (quand je crie, je suis nourri, ou j’ai un câlin…)

Plus le chemin sera utilisé et plus le groupe de neurones sera sollicité, plus l’information circulera rapidement entre les synapses. Ainsi des réseaux vont continuer de se développer et d’autres délaissés vont disparaître.

Avec le temps, des neurones moins nombreux mais plus experts

C’est ainsi que l’adulte devient par son fonctionnement cérébral moins riches en neurones mais plus experts dans les domaines qu’il a favorisé au cours de son développement ( apprentissages de langues, de processus de pensées, d’actions …)


En effet, les neurones ne durent que quelques mois. C’est pourquoi, chaque jour, notre organisme en perd plus ou moins 10.000 mais heureusement le cerveau parvient parfaitement à compenser les pertes jusqu’à plus ou moins 65 ans. Ensuite il est toujours possible d’entretenir le réseau avec les bons outils. Vittoz en est un !

Mon mode relationnel s'est installé dans ma petite enfance, puis-je encore évoluer ?

Effectivement, la vie émotionnelle repose également sur des modes de fonctionnement mis en place au cours de l’histoire de la personne. Des traces mnésiques suffisamment fortes et importantes vont rester en place et favoriser un mode relationnel, des processus d’action…

Dans le domaine de la psychologie génétique, les théories de l’attachement expliquent que les relations des premiers instants de la vie vont marquer nos liens aux autres et leur fonctionnements plus ou moins autonomes selon la qualité relationnelle entourant les soins vitaux. Winnicott parle de holding, (ou portage, câlins…), handling (accompagnement dans les apprentissages…) qui participent au processus d’intégration de l’enfant de son unicité, de son humanisation propre, de la construction de son self et favorise ses apprentissages.

Comment cela se passe-t'il pour l'adulte ?

Je me trouve marqué.e par cette première période de ma vie, et à la fois la transformation est toujours à l’œuvre. En regardant de plus près le processus neurophysiologique de ma perception du monde, je réalise que les influx qui me traversent en permanence quotidiennement constitue une somme d’informations considérable pour mon cerveau. Des chemins se frayent donc dans mes circuits neuronaux et viennent selon mon mode de vie, mon évolution au milieu de mon environnement social, nourrir mon système nerveux et donc mon mode de pensée, de relation. On sait maintenant que des actes identiques répétés viennent encore modifier la physiologie, et donc modifier ces mêmes modes de pensée, ces conditionnements…

Les pratiques proposées dans la cure Vittoz, vont venir réveiller des réseaux neuronaux inexploités pour les mettre à profit dans les différents aspects de la vie de la personne. (vie relationnelle, apprentissages cognitifs, état physiologique, et c.) Au fil de la pratique les réseaux des fonctionnements nocifs (actes compulsifs, vagabondages cérébraux, … ) vont s’en trouver délaissés. Une libération, sur le plan psychique va pouvoir s’opérer, quelque chose de nouveaux dans la vie de la personne est toujours possible.

Quelques repères historiques de la recherche

Des nombreuses études viennent confirmer les intuitions de Freud que Roger Vittoz avait déjà mises à profit dans sa méthode de soin en 1910. En effet, en 1920, Freud énonçait déjà dans « Au-delà du principe de plaisir », un principe de frayage : « L’excitation d’un neurone [en passant] à un autre doivent vaincre une certaine résistance… [par la suite] l’excitation choisira la voie frayée de préférence à celle qui ne l’est pas. »

Dès 1949 Donald Hebb a proposé la théorie des assemblées de neurones. Puis les recherches par imagerie, du Pr Eberhard Fuchs sont venues appuyer cette hypothèse que l’activité cérébrale, sa stimulation, que ce soit par l’environnement subi de manière passive ou par l’action consciente, active, peuvent avoir un effet sur le psychisme et aussi sur la physiologie du cerveau d’une manière ou d’une autre. De nombreuses recherches viennent depuis éclairer le rôle du cerveau dans la vie émotionnelle.

Les études FoVea

FoVea (Fléxibilité, Ouverture, basée sur la méthode Vittoz, pour favoriser l’Expérience Attentive)

Une étude validée par un comité scientifique (Christophe André, Michel Duffosé, Pascal Haag, Jean-Philippe Lachaux, René Sirven) sur la pratique de la méthode Vittoz en ont montré l’efficacité grâce au protocole FoVea venant à l’appui des recherches du Professeur Rebecca Shankland.

Des effets ont donc pu être mesurés dans ces différents domaines :

• Santé physique (physiologie du stress, douleurs, fonction immunitaire)

• Santé psychique (dépression, stress, anxiété, TOC, personnalité)

• Relation sociale (couple, parents/enfants, travail, climat scolaire)

• Fonction cognitives (attention, concentration, mémorisation)

D'autres études

Conjointement, d’autres études comme celle de Lazar et Britta Hölzel de l’Université Giessen (Allemagne) ont pris des images cérébrales de 16 personnes qui ont pris part, pendant 8 semaines, à un programme de réduction du stress basé sur la pleine conscience (Mindfulness-Based Stress Reduction).

Cette approche intègre la méditation de pleine conscience qui consiste à porter intentionnellement attention aux sensations, émotions et états d’esprit sans jugement. En plus de rencontres de groupe hebdomadaire, les participants ont pratiqué la méditation 27 minutes par jour en moyenne. Les images cérébrales des participants étaient comparées à celles de personnes ne participant pas au programme.

Ces images ont montré une augmentation de densité de la matière grise dans l’hippocampe, une région importante pour l’apprentissage et la mémoire, et dans les structures associées à la conscience de soi, l’empathie et l’introspection. Les réductions de stress rapportées étaient aussi en corrélation avec une diminution de la densité de matière grise dans l’amygdale, qui joue un rôle important dans l’anxiété et le stress.

La rééducation du contrôle cérébrale

Les pratiques proposées par votre thérapeute, intégrées petit à petit dans votre quotidien vont permettre à votre cerveau de tirer profit de cette plasticité.

Le circuit de la récompense peut nous entraîner à des conduites addictives (ex. surveiller le nombre de j’aime de mon réseaux social préféré… : un peu de reconnaissance, allez, encore un petit coeur … )

Quand une partie de notre mémoire émotionnelle engrange un bien fait par l’action des neurotransmetteurs… le cerveau va diriger notre attention vers cette conduite . L’information neuronale approfondi la voie de communication de celle-ci afin de circuler de plus en plus rapidement. Nous pouvons tirer profit de ce système avec des conduites bienfaisantes. Aussi faisons lui profiter régulièrement de pratiques qui en suscitant naturellement la sécrétion des hormones soignantes lui font du bien.

La cure Vittoz est conçue pour mettre en place progressivement, dans un protocole à la fois structuré et adapté à votre personnalité et à votre histoire, de nouvelles voies actives encore inexploitées dans le cerveau.

Sources:

http://vittoz-IRDC.net

Nicole Guédeney, Pédopsychiatre, Conférence au cours de la 2 rencontre inter-secteur de psychiatrie infanto-juvénile de Paris, du 20 décembre 2007, à l’Institut mutualiste Montsouris.

(Carson, Gil, & Baucom, 2004)

(Brown & Ryan, 2003)

(Breslin, Zack, & McMain, 2002 ; Hawleyetal. 2013 ; Segal et al, 2002)

Rebecca Shankland, Damien Tessier, Lionel Strub, Aurélie Gauchet, Céline Baeyens, « Améliorer la santé mentale et le bien-être par des pratiques de présence attentives intégrées au quotidien :Une étude d’intervention » https://www.vittoz-irdc.com

http://www.psychomedia.qc.ca

Laplanche J., Pontalis J.-B., Vocabulaire de la psychanalyse, Paris, PUF, 1967, P.172, cité par Cyrulnik B., De chaire et d’âme, Paris, Odiel Jacob, 2006, mars 2008, p.29

Connexion à soi, y a-t-il du réseau ?

Le pouce du smartphone addict qui scrolle assez vite pour switcher d’un univers à l’autre toutes les secondes sur Insta ne lui demande pas de se concentrer pour faire son “bonheur.” Ce réflexe-là a su s’installer, sans volonté… pourquoi ?

Le chemin parcouru par le stimuli sensoriel entre la peau de son doigt et la conscience du geste moteur est devenu de l’ordre du réflexe…

Dans le langage commun, un réflexe désigne une réponse motrice volontaire et réalisée le plus souvent de façon inconsciente et automatique. Au sens physiologique du terme, un réflexe est une réponse motrice involontaire déclenchée par l’apparition d’un stimulus.1

Que devient notre volonté dans notre quotidien connecté ? Ai-je encore le temps de me poser la question de ce à quoi je veux me connecter ? Est-ce que je veux le prendre?

La fabrique du crétin digital décrite par Michel Desmurget aurait dû nous alerter sur l’impact de tout numérique…

Qu'est-ce qui dans notre quotidien est de l'ordre du réflexe ou de projet ?

La question mérite le détour. Le réflexe est bon, il assure notre survie, en cas de danger vital. Il est le fruit de la conscience du danger et de nerf moteur dont c’est la fonction. Et cela peut sauver des vies. A bien y réfléchir, Paul Claudel disait : “Les gens ne sont des héros que quand ils ne peuvent pas faire autrement.” On perçoit bien l’urgence qui n’est pas de l’ordre du projet. De la volonté consciente , avec tranquillité pour construire une situation satisfaisant à un besoin identifié, mais d’une nécessité vitale posée. En quoi est-ce vital pour moi de ne pas louper une journée d’images défilantes, d’informations contradictoires … serai-je moins existant sans mon app?

Qu’est-ce qui est le fruit, d’une désir ou d’un besoin identifié par la présence à ma personne dans toutes les dimensions de son être? Suis-je attentif à mon état de fatigue, à mon besoin de récompense choisi, à mon besoin de solitude, à mon désir de lien, à mes peurs, à mes manques … ? Tout cela demande une première étape : connexion à soi. “Revenir chez soi” pour entrer en relation avec les autres, pour reprendre les mots de Blandine Clémot.

Le chemin vers soi, pour retourner vers l'autre.

Si au fond de moi, je retrouve un peu d’exigence pour mon esprit, et pour tout mon être, quelle ambition ai-je pour moi ? Quel projet ai-je vraiment à cœur de mettre en place avec ce qui m’a été donné, un corps qui est ce qu’il est , pas toujours performant, pas toujours beau à voir (subjectif ô combien) , qui cependant me fait partager des relations au monde et aux autres, me fait respirer et me permet de penser, d’être créatif, d’être créateur.rice de ma vie et co-acteur.rice du collectif humain… Une responsabilité envers moi-même.

Aujourd’hui suis-je en mesure de décider de me connecter à ce que je suis profondément ?

Y a t’il du réseau?

Vittoz, guérir des répétitions par la répétition

Mon expérience de vie m'a poussée à explorer les apports psychanalytiques autour de ce processus qu'est la répétition. Cela m’a ouvert des pistes de réflexion et de pratique en lien avec la cure Vittoz.

La répétition, une idée qui arrive avec la psychanalyse

La répétitions

Chez Freud

D’abord, Freud s’y intéresse dès le début de ses recherches. La notion de répétition apparaît avec la naissance de la psychanalyse, d’abord perçue par lui, comme le retour des signes de l’Inconscient. Dès son travail avec Breur sur l’hystérie (1892 et 1895), il aperçoit des “réminiscences”. Il repère que c’est dans le langage que l’être humain trouve un substitut de l’acte.

Lors de la cure, cela se revit dans le présent comme une réitération d’événements anciens. Il y a une répétition d’occurrences, une répétition significative qui mène à des pensées qui échappent. Répéter, c’est se souvenir.

Plus tard, il le reliera au transfert. Son interprétation est nécessaire, le refoulé faisant retour jusqu’à ce que ce que le refoulement ait été levé. À partir du moment où le patient se souvient il ne répète plus.

Le patient peut opposer des résistances dont il tire une jouissance (bénéfices primaires et secondaires). Freud les reliera d’abord au principe de plaisir, elles deviennent alors pour lui un obstacle à la cure. Puis, ces travaux sur la névrose compulsive vont faire évoluer sa réflexion. Pour Freud tout ce qui n’est pas lié, « conscientisé » pourrait-on dire, se répète.

Le jeu de la bobine

Il l’illustre à travers le jeu de son petit fils le Fort/da1, ou jeu de la bobine, à l’occasion des départs de la mère. L’enfant lance une bobine et la fait revenir vers lui dans un geste répétitif. Il rejoue ainsi dans le geste et dans les mots “Fort” (partie)/ “da”(là), le départ de sa mère et son retour. L’enfant devient alors actif dans l’investissement de l’angoisse de perte, en l’anticipant et en reproduisant la joie du retour.

Cependant Freud admet, en 1920, que la satisfaction substitutive de la répétition reste inaboutie, insuffisante. Il persiste un écart entre la satisfaction recherchée et la satisfaction trouvée qui crée un effet de relance ; pulsion de vie s’opposant sans issue possible à la pulsion de mort. Le bien fondé de la cure analytique pourrait être, elle-même, dès lors remise en cause.

La chaine signifiante de Lacan

Jacques Lacan, en 1964, parlait lui de la “Chaîne signifiante”

Pour lui, ce qui se répète est toujours voilé, déguisé, circule à couvert de masque en masque… L’objet de la répétition, c’est une inscription dans l’histoire : “Ce qui se répète, c’est ce qui insiste.” Ce qui demande à advenir, quelque chose d’éminemment symbolique puisque c’est du refoulé ; du signifiant au sens où il demande à être historisé.

Comme pour Freud la répétition est indissociable de la pulsion de mort et c’est aussi la condition du transfert.

Revenant sur le fort/da, de Freud il va plus loin. La répétition est liée à la perte de l’objet dont l’opération langagière fait référence à la trace de ce qui a été perdu “cette fois-là”. “Si elle vient à se répéter, c’est parce que cette trace renvoie à quelque chose de perdu lors de son inscription, du fait même de l’inscrire, donc de la répéter.”

Je comprends donc ici que l’inscription de la perte est déjà une répétition et donne vie à la chaîne. Toute perte impliquerait donc un processus répétitif, si elle n’est pas métabolisée. Cela vient illustrer l’hypothèse de nombreux auteurs, pour qui dès le début du XXème siècle, la capacité à traverser des deuils, des séparations s’acquerraient dès les premiers instants de la vie.

La présence accompagnante

Quand j’observe mon fils de deux ans, je constate sa grande joie ou même l’angoisse , dans une découverte, une expérience nouvelle, ou un apprentissage ; par exemple, enfiler seul son manteau « en papillon », la réalisation d’un puzzle ou nommer un nouvel objet jusque-là inconnu, et c. « C’est quoi ça ? Une fourmi. C’est quoi ça ? une fourmi. C’est quoi ça ? C’est une fourmi, mon chéri ! C’est une fourmi ? Oui, c’est une fourmi… » La joie ou l’inquiétude liée à la découverte, à la réussite valorisante ou au danger potentiel, est tellement intense, qu’elle s’inscrit comme le début d’une chaîne qu’il voudra répéter maintes fois… Je sens aussi qu’il y a quelque chose de sécurisant pour lui dans la constance de ma réponse et dans la patience que je m’applique à garder. Aussi, quand j’y mets tout mon cœur, et toute ma présence, je constate alors que la répétition est moins longtemps nécessaire.

Le thérapeute accompagnera avec patience et bienveillance toute répétition comme un chemin de transformation en cours, révélateur et bienvenu.

Nasio aujourd’hui affine la distinction précédente par sa pratique.

Tout d’abord, il dégage trois types de répétitions dans le contexte de la thérapie :

  • La remémoration, retour à la conscience d’un passé oublié.

  • La répétition saine, retour dans nos comportements, d’un passé troublé ou refoulé mais pas forcément traumatique. Pour lui c’est celle opérée par les pulsions de vie. (pulsions d’autoconservation et pulsions sexuelles.)

  • La répétition pathologique, retour compulsif dans nos symptômes et nos passages à l’acte, d’un passé traumatique, forclos puis refoulé. Celle-ci conduisant de nombreux patients à consulter. Il s’agit ici des pulsions de mort.

Pour trouver une porte de sortie au phénomène répétitif, Nasio propose au thérapeute d’accompagner la personne avec toute son humanité et sa capacité à se laisser rejoindre par la souffrance de l’autre, au cours d’une expérience qu’il nomme « Reviviscence ». Il s’agit d’en tirer toute la conscience de l’émotion vécue et la déloger de l’ombre dans laquelle elle se tapit, parfois depuis la toute petit enfance.

Je suis tentée de formuler une comparaison avec la pratique de la réactivation émotionnelle que nous pouvons proposer dans la cure Vittoz. Cela passera en revanche par une pratique fonctionnelle intense qui permettra l’accès à l’intériorité pour aller vers une libération.

Petit retour sur le pire moment de la crise Covid

 Durant la crise du Covid , le psychanalyste recommandait pour accompagner les personnes soumises à un stress prolongé ou à la dépression :

«Soyez sans angoisse vous-même. Soyez persuadé, et faites-lui sentir qu’il pourra s’en sortir avec les ressources qu’il a en lui.

Transmettez votre propre état de sérénité en étant connecté à son monde intérieur à lui.

Dites ce que vous avez à dire avec conviction.

Ayez une présence silencieuse et chaleureuse.

Ne discutez pas les motifs qui selon lui justifie sa souffrance, n’entrez pas dans sa plainte.

Avec respect, écoutez sans contre-dire. »

Je reste très inspirée pour ma pratique par ses paroles et ces recommandations viendront compléter ma réflexion sur l’action répétitive au sein de la thérapie. J’y perçois encore l’importance de la place et de la posture du thérapeute qui est déterminante pour accompagner la personne, pour aider le passé à révéler ce qu’il a à dire maintenant.

Être présent à l’autre, « revenir chez soi ». Le thérapeute, de la méthode Vittoz en particulier, dispose ici d’une pratique qui a une véritable valeur ajoutée dans le vécu de ces allers-retours répétés qui font la relation thérapeutique.

Le transfert, lieu de répétition, objet et moyen de guérison

« Le passé tend à reconquérir son influence perdue en s’actualisant » annonçait Henri Bergson, et le cabinet du thérapeute est le lieu privilégié où s’active ce principe. Pour Nicolas Abraham et Maria Torok, le transfert n’est pas particulier à la situation analytique [thérapeutique] Il intervient à chaque fois qu’une personne tend à faire jouer à une autre le rôle d’un personnage clé de son histoire, à son insu bien entendue. Mais la cure est considérée comme le lieu irremplaçable il est utilisé comme moteur de changement. Nous nous trouvons là encore au cœur du sujet, la répétition.

Je pourrais témoigner en tant que patiente que c’est précisément l’observation de ce qui se joue dans cet espace-temps thérapeutique qui, en complément et simultanément au travail fonctionnel va pouvoir faire aboutir le travail des profondeurs. C’est là que j’ai compris mon mode d’attachement et que j’ai pu alors commencer de travailler dessus.

Pour la personne qui peut dans une certaine mesure (jamais totalement il me semble) , s’observer être en relation, il y a un trésor à accueillir ; et ce, que le transfert soit positif ou négatif.

En tant que client/patient, observez vos retards, vos agacements, vos attentes et essayer de comprendre ce que ces petits “passages à l’acte” viennent vous dire de vous.

Bien sûr la vie quotidienne vous offre cela à longueur de journée, mais il est impossible et même déconseillé d’en faire l’analyse en tant réel avec votre conjoint, vos enfants… Le.la thérapeute, lui.elle est là pour cela, c’est même la seule chose qu’il est légitime d’attendre de cette relation. Profitez-en !

La cure Vittoz propose des répétitions conscientes qui viennent ouvrir de nouvelles voies dans notre cerveau

Comme il est curieux et heureux de penser que c’est également un processus répétitif qui va permettre une guérison fonctionnelle et donc physiologique du dysfonctionnement cérébral par le truchement de la plasticité du système nerveux (article à venir)  et grâce à votre pratique régulière et persévérante !

Ce n’est pas deux ou trois séances qui vont changer ma vie, ou le fait d’avoir compris ce que propose Vittoz et même pourquoi … c’est bien la mise en place de cet état de présence conscience dans chacun des actes du quotidien.

Rome ne s’est pas fait en un jour, alors soyons bienveillant avec nous-même et à la fois tenaces dans le désir de guérir.

Tout cela se fait tranquillement au fil du temps, pourvu qu’il y aie répétition…

 

A nos sens … Prêts …. ? Marchons … !

 

Auteur: Milène Rapp

Crédit photo Stéphane Rapp

Sources

Milène Rapp, DFE Vittoz-IRDC, La répétition, symptôme et moyen de guérison sans la cure Vittoz, mai 2022.

Qu’on peut traduire par « Parti/là »

Denise Lachaud, www.Freud-Lacan.com, « La répétition. » 2014

J.-D. NasioPourquoi répétons-nous toujours les mêmes erreurs? Éditions PBP 2012

Nasio, Paris, 5 février 2021,Allons-nous tous devenir des déprimés Covid-19 ?”

Emprunt à Blandine Clémot, L’art de la lecture à haute voix Les acteurs du savoir, 2019

Serge Tisseron ‘Maria Torok, les fantômes de l’inconscient », Erès, « Le coq-héron », 2006 n° 186 p.32

Vittoz pour lutter contre le vagabondage cérébral

Vous venez de vous asseoir avec vos collègues en salle de réunion. Vous pensez déjà à la suivante dans laquelle vous devrez prendre la parole. A la machine à café votre amie vous raconte sa soirée, et vous êtes branchée intérieurement sur la vôtre… Une marche programmez une marche en forêt pour vous détendre,  mais vous ne pouvez vous empêcher de ressasser votre discussion contrariante avec votre conjoint… ou encore vous êtes sur la plage et impossible de vous détendre, trop de choses en tête, de plus en plus difficile de vous concentrer sur votre travail ou pire … de vous rendre disponible pour votre famille, vos enfants qui finissent par s’agiter (dans le meilleur des cas …) pour attirer votre attention.

 

Certaines personnes sont plus soumises à cet incontrôle de la pensée que d’autres. Ce n’est malheureusement pas rare. Nos modes de vie et de communication favorisent cette suractivité émissive de notre cerveau.

C’est ce que le Dr Roger Vittoz nomme dès 1911 dans son ouvrage “Le traitement des psychonévroses par la rééducation du contrôle cérébral” le vagabondage cérébral.

« Il y a un vagabondage des actes comme il y a un vagabondage de la pensée. » Roger Vittoz

Le passage d’un acte à l’autre. Les managers ou les jeunes parents, connaissent bien cela … Commencer à rassembler du linge pour lancer une machine, puis recevoir un coup de fil, répondre à un sms en passant, puis commencer à répondre à un mail, ouvrir au facteur, le mail n’est pas envoyé (on arrivera au mariage en pic – assiettes !), la machine non plus, mettre de l’eau à chauffer, tétée, une couche à changer, le repas, vider le lave-vaisselle, attendre que le dernier aie fini pour le lancer, préparer un café, partir en hâte pour un rendez-vous, lave-linge toujours pas parti, lave-vaisselle non plus, vous rentrez, le café est froid… du vécu ! (avant Vittoz …)

Ce qui au début du 20ème siècle rangeait la personne du côté de la maladie, la condamnait à un état morbide, aujourd’hui pourrait nous sembler presque commun. Quelle conclusion en tirer? Le monde que je construis pour moi-même et avec les autres me convient-il ? Quelle est ma responsabilité ne serait-ce que dans mon mal-être? C’est de famille, on est des cérébraux, … et puis la faute aux écrans, la faute à mon boss, la faute au covid…

Certes l’environnement, l’histoire, l’héritage émotionnel, le tempérament que m’ont laissé mes parents m’entraîne à répéter des fonctionnements qui ne me conviennent pas toujours et dans lesquels je me sens enfermé. Je reproduis ou je me laisse entraîné dans un mode de vie peu propice à un quotidien détendu et serein et tout cela envahit ma pensée comme pour éviter de me confronter à ma réelle responsabilité, celle d’être dans mes actes, présent.e et en vérité avec moi, avec l’autre.

A partir ce constat, que puis-je faire ?

Pas une formule magique, à chacun de trouver son chemin pour être. Lacan ne disait-il pas que vouloir ce qu’on désir, c’est l’histoire d’une vie ?

Un point de départ possible est de reconnaître la nécessité d’un changement de paradigme. De désirer se voir en vérité, tout en sachant que l’inconscient a besoin de protéger certaines zones de la mémoire émotionnelle. Jusqu’au moment où il vous fera bien comprendre qu’il est temps d’avancer sur tel ou tel point pour aller vers une libération. Cela représente le travail psychique.

Il n’est plus à établir que notre psychisme, notre mental fonctionnent en unité avec notre corps. Faire travailler le système nerveux périphérique avec des stimuli variés de façon régulière et réguler la capacité d’attention au cours de pratiques simples dans les actes du quotidien constitue la base de ce que Roger Vittoz proposait déjà il y a un siècle : La rééducation du contrôle cérébral.

Les praticiens, qui sont formés aujourd’hui à la suite des médecins et thérapeutes qu’il a lui-même initiés peuvent vous le faire découvrir avec la méthode Vittoz.

Sources

Dr Roger Vittoz Le traitement des psychonévroses par la rééducation du contrôle cérébral, Téqui éd. Paris, 1991. 1ère éd.1911

Dr Rosie Bruston, Découvrir la méthode Vittoz ; « De la méthode Vittoz à la psychologie des profondeurs », éditions DDB, Paris, 2011, p.48.

Milène Rapp, DFE La répétition, symptôme et moyen de guérison dans la cure Vittoz. Vittoz-IRDC

Vittoz, un médecin, une méthode

Vittoz ?   De qui, de quoi s’agit-il ?

 

Il s’agit d’un patronyme, celui d’un médecin généraliste suisse, le Dr Roger Vittoz.

Contemporain de Freud, formé un moment au près de Charcot. Après avoir exploré l’inconscient et expérimenté l’hypnose, il choisit d’exploiter la richesse et la souplesse du système cérébral par la voie consciente pour soigner ses patients. Son objectif et de les rendre acteurs de leur guérison, et plus autonomes vis à vis du thérapeute.

Les deux fonctions du cerveau

Il découvre les deux fonctions principales du cerveau : émissive et réceptive , et réalise le lien entre l’incohérence de leur dérégulation et les désordres nerveux et physiologiques de ses patients.

Le projet de la cure qu’il élabore et éprouve par lui-même sera donc de rééquilibrer le fonctionnement des voies émissives et réceptives. C’est-à-dire , élaboration de la pensée, imaginaire pour l’une et connaissance du monde par tous les capteurs sensoriels pour l’autre…  Toutes deux sont indispensables à bon climat psychique. Elle sont cependant souvent mal ajustées l’une à l’autre.

Accompagner la personne dans la prise en charge active de sa propre guérison

Comment quitter la passivité, les automatismes et le vagabondage des pensées et des actes qui sont sources de fatigue nerveuse, de névroses, voire de maladies inflammatoires?

Conscient de la réelle difficulté à changer le fonctionnement psychique installé, Vittoz était exigent sur la régularité de la pratique. Ce que nous accompagnons en cabinet dans la douceur et dans la bienveillance.

C’est une proposition de régulation on parle même de “rééducation”, puis d'”assouplissement” du contrôle cérébral, et partant, de tout l’être. Il ne s’agit pas d’un effort à fournir, mais de l’essor de la volonté déjà présente en chacun de nous à aller recontacter. “Comme un robinet qu’il suffit d’ouvrir”

Un truc en plus dans mon agenda?

Dans nos vies encore plus chargées de sollicitations, et d’injonctions au bien-être, s’astreindre à des exercices quotidiens supplémentaires dans un agenda déjà remplis, pourrait constituer un premier élément de découragement.

Ce n’est pas ce que propose la thérapie Vittoz, en revanche elle peut aider à mettre en place certaines stratégies personnelles pour trouver  ces temps personnels de qualité.

La majorité des expériences proposées par votre praticien sont des adaptations de choses que vous faites déjà tous les jours. Il s’agit d’habituer votre cerveau à les vivre autrement pour trouver du repos dans l’action et recontacter des ressources naturelles en énergie dont vous disposez déjà.

Les recherches confirment l'intuition de Roger Vittoz

Les recherches en neurophysiologie (j’y reviendrais sur ce blog), nous prouvent aujourd’hui la plasticité de notre physiologie cérébrale. Les publications scientifiques valident cette pratique qui a maintenant un siècle. Le projet est d’en vivre et de transformer tout l’être, dans la simplicité, la sincérité et la souplesse.

J’espère que ce blog ouvrira votre désir d’explorer par vous-même toutes les richesses intérieures dont vous disposez déjà, tout ce qu’il y a en vous qui est déjà prêt pour aller de l’avant.

Près de chez vous il y a sûrement un(e) praticien(ne) qui aura une grande joie à vous faire découvrir la méthode Vittoz, cette pratique, simple et efficace.