Le deuil de la décision parfaite

Surtout … Ne me parlez pas de résolutions !  Cette injonction est tellement irrecevable pour certains d’entre-nous. Assez d’abandonner les bonnes décision de début d’année… et pour cause, ces échecs répétés s’appliquent à déconstruire l’estime de soi parfois si fragile et si vaillamment retravaillé en thérapie… Combien de fois ai-je renoncé à la cigarette, à mes cinq kilos superflus, à nourrir ma première heure de la journée de façon spirituelle, à changer enfin de travail, à prendre une aide ménagère, à trier et classer mes papiers, à abandonner le smartphone, à m’inscrire en salle de sport (et à y aller… ) …

Nouvelle Année : petit pont ou petit bon ...?

Ce petit entre-deux des vacances d’hiver peut paraître interminable à certains d’entre-nous et trop court pour les autres, selon que nous sommes occupés à renouer avec nos proches, à vider enfin nos têtes et remplir nos poumons d’air frais, à digérer nos excès de la semaine ou même des douze mois précédents … ce moment-là nous susurre pourtant encore cette injonction : quelle décision ? C’est certain, ça me ferait du bien…   mais si j’abandonne… et puis … rien ne m’y oblige … je suis libre…

Qu’en faire donc … ?

Un passage dans tous les cas que nous impose le calendrier, puisqu’il nous faut planifier...

Que nous l’abordions les yeux fermés et en nous bouchant le nez ou au contraire pleinement présents à nos ambivalences, si reconnaissants de cadeaux reçus par la vie cette année : telle rencontre, tel paysage, telle réussite, tel petit moment cueillis, délicat rempli de mon existence si imparfaite mais si vraie … peut-être sommes-nous aussi replongés dans nos angoisses… nos questionnements infinis, nos peurs de ne pas exister assez, de ne pas être aimés assez, ou tout court… Ne pas être au bon moment au bon endroit,  passer à côté de belles amitiés,  de notre futur ou même de notre conjoint déjà là, nos enfants, voire … de nous-même. Et puis notre peur de l’avenir, parfois même de comment subsister avec des ressources de moins en moins abondantes … Sera-t-il possible de faire encore plus simple, de renoncer encore, tout en restant en paix , en vie ? Autant de questions existentielles qui viennent quand même ravivez un désir de changement souvent latent…

 

Un peu de sagesse à la fin...

Et comme le rappelle Fabrice Hadjadj dans son cours sur la sagesse, pour celui qui considère la morale ou la vertu comme superflue le temps deviendrait la seule contrainte, source d’angoisse devant le choix des priorités. Puisque tout est possible … Comment pouvoir tout faire dans le temps qui m’est donné ?

Si je considère la sagesse morale, que ce soit celle du philosophe qui se questionne : « Pourquoi ? » ou celle du dramaturge qui pousse un cri : « Pourquoi …. ?!!! » ; est-ce que je peux face à l’impermanence des choses… proposer un simple « Pour Quoi … ? » et réaliser qu’il y a un choix à poser… tels moments dédiés, bons et profitables, ou tels événements attractifs par bien des aspects… pourtant sources de distraction de mon vouloir profond et donc propices à des états morbides, d’agitation, de brassages incohérents et épuisants.

Le deuil de la décision parfaite

 Dans sa réflexion économique, Laurent Bibard évoque un phénomène que nous pouvons reprendre bien souvent à notre compte d’un point de vue personnel : “(…)pour résoudre les problèmes d’éthique en général, et en particulier dans les organisations, dire « il faut », ne suffit jamais. Il existe d’innombrables modèles de la décision dont un auquel nous sommes tous très attachés, de manière plus ou moins consciente, et qui a des racines historiques très précises ; c’est un modèle de perfection que nous désignons sous le terme (…) du « rêve de l’acteur unique ». C’est le rêve d’une décision parfaite, où nous serions en possession de toutes les données (…)

De fait, que ce soit dans nos vies perso et nous vies pro, nous avons parfois des réflexes comptables et nous pesons, évaluons, et bordons , avec bretelles et ceintures…  Aussi remettre, même une décision que je garde dans mon fort interne, mais dont je perçois au très fond de mon âme un enjeu existentiel de taille… Plus l’enjeu est fort plus il y a des chances que j’ai mis en place au fil du temps de sérieux moyens de défenses pour ne pas y toucher. Car dés lors que suis-je prêt à ouvrir ? Que suis-je prêt à regarder sous la lumière d’une sagesse que je redoute peut-être , quelles limites suis-je prêt à confronter, à quelle douleur (celle de la faim, de la frustration, de la fidélité, du renoncement, peut-être … de la vérité sur moi-même ) suis-je prêt à consentir ?

Pour se respecter, tout en douceur et compassion avec soi,  peut-être que la méthode des petits pas restera une valeur sûre… Le plus petit pas possible ce sera quoi cette année pour moi ?

Le bon moment pour décider

Aussi, il y a certainement des moments pour faire le point et prendre des décisions, le changement d’année paraît le moment idéal. Pourquoi, justement ne pas se laisser le temps de vérifier cela ?

Voilà qu’en plein solstice d’hiver, une lumière basse, voire absente, une pleine lune avec un fin de cycle pour mesdames associée à une chute hormonale qui joue sur le moral… Pourquoi ne pas laisser tout cela au chaud et décider de remettre à quelques jours, voire quelques semaines, le temps des grandes décisions… Si au contraire vous sentez que ce moment de repos propice, vous pousse à des élans sereins et salutaires alors : Appuyez-vous sur cette énergie et prenez maintenant un moment pour vous et notez vos priorités !

Mais dans tous les cas. Ecoutez-vous ! Que vous dit votre corps ? Votre cœur profond ? Qu’est-ce qui occupe vos pensées en ce moment ? Comment tout cela est-il aligné ?

 

5,4,3,2... c'est parti !

  • A la relecture de mon année, de mes déceptions et de mes progrès personnels, puis-je identifier 1, 2 maximum 3 axes, décision ou points concrets? sur lesquels dans 5 ans j’aimerais vraiment avoir changé quelque chose, acquis de nouvelles compétences et peut-être surtout de nouveaux « savoir être » ? Quelle version de moi, je voudrais pouvoir féliciter dans cinq années ?
  • Qu’est-ce qui fait que dans 4 mois je serai heureux d’aborder le printemps, ayant commencé à vivre ces choses nouvelles? Quels moyen d’évaluation concret puis-je imaginer? Des trackers ? Des récompenses personnelles ? … Pourquoi serai-je plus serein face à ces projets de changement ? Plus satisfait. Quelque soit votre objectif… Savoir faire le parfait gâteau basque, savoir tenir une conversation en italien, avoir atteint tel chiffre d’affaire… Avoir abandonné telle addiction… vous former en philosophie… Prenez le temps de noter vos objectifs intermédiaires…
  • Quel premiers pas  aurai-je fais dans 3 semaines  (environ le temps qu’il faut pour mettre une nouvelle routine quotidienne en place … ) ? Quelle routine deviendra naturelle pour moi ou même en famille ?
  • Quelle acte concret je peux décider dans les 2 jours à venir pour poser un cadre à ce projet, cette décision, … ? Acheter un cahier, et noter mes objectifs, trouver quelques recettes sur internet, me procurer une nouvelle paire de tennis, refaire mon tableur au propre, appeler un ami expert …)
  • Comment résonne ce projet ici et maintenant ? Il s’agit de Sentir … Si ce projet que je forme provoque des émotions, comment bas mon cœur quand j’y pense ? Comment je respire ? Est-ce que je me sens tendu au contraire, serein et confiant… ? Est-ce que les idées se bousculent ou contraire , je ne sais pas par quel bout commencer … Est-ce que c’est le bon moment de décider, est-ce que c’est la bonne version, est-ce que j’ai encore besoin d’étapes intermédiaires pour me respecter et assurer mes chances de réussite ? …

Mes amis, mes appuis ...

Vos ressources personnelles vous les avez mesurées, vous les connaissez… et à chaque instant vous pouvez y puiser vos forces, votre détermination. Revenir à la conscience de soi, à votre corps, à la consultation de votre état intérieur, sans tension, juste observer comment c’est pour vous maintenant, avec là où vous en êtes de vos choix. Faut-il réajuster ? Faut-il changer d’objectif ?

Parfois il est plus facile de clarifier pour soi en soumettant ces choix sous le regard d’un tiers. Cela peut être votre conjoint, un ou une amis de confiance, ou votre thérapeute… S’entendre nommer rend plus réaliste vos décisions et éclaire parfois certaines zones d’ombres qui pourraient venir se mettre en travers … parfois peut-être même pour votre bien… quel sens donner à ces contre-temps ?

Si mes choix, je les fais seul, quel sens leur donner si ce n’est de les mettre au service de la seule chose où je me sais exister … au service de la relation à l’Autre ? 

Sources :

Un peu de sagesse à la fin”, Cours de Fabrice Hadjadj, Collège des Bernardins, Paris 2023, le Campus en ligne.

L’éthique et la question du temps”, Laurent Bibard, Dans Humanisme et Entreprise 2011/2 (n° 302), pages 85 à 100

La méthode bullet journal ; comprendre le passé, organiser le présent, définit le futur.” Ryder CarollLe livre de Poche, 2020

 

La thérapie, une écoute inconditionnelle, consciente et guérissante

thérapie, écoute

La psychothérapie Vittoz, est un lieu d’entraînement de son existence attentive. L’un des premiers exercices consiste à recevoir les sons de l’environnement de façon neutre, sans chercher ni à rejeter, ni à s’attacher, sans commentaire intérieur ni analyse… L’affinage de cette capacité va incidemment servir le travail thérapeutique d’écoute de soi mais aussi d’écoute de l’autre au sein de la relation qui s’établit entre le thérapeute et le client.

Pour cela l’aidant va pratiquer une écoute qui se veut dénuée de jugement, qui ne peut être que consciente. (Le thérapeute qui perd le fil, a tous les outils en Vittoz pour revenir dans l’ici et le maintenant… ça tombe bien !) 

Elle se met au service  du processus de changement.

L'écoute du thérapeute est inconditionnelle

« Nous devrions traiter avec clémence, toutes les folies, toutes les faiblesses, et tous les vices des hommes, en gardant bien à l’esprit, que ce ne sont là que nos propres folies, nos propres faiblesses et nos propres vices. Car ce sont simplement les faiblesses de l’humanité, à laquelle nous appartenons également ; aussi, les avons-nous toutes au plus profond de nous-mêmes. Nous ne devrions pas nous indigner que d’autres possède ces vices, simplement parce que ceci n’apparaissent pas en nous à ce moment précis. »

La vision  parfois pessimiste du philosophe peut-être le moins sociable et le moins enclin à la relation, Arthur Schopenhauer reste une inspiration de clairvoyance sur ce que nous sommes chacun.  Se dit ce que nous représentons pour l’autre, un miroir révélateur d’une humanité vouée à l’imperfection et à la finitude. Aussi pour que tout chemin de vie puisse permettre une espérance de mieux être , cette aspect inconditionnel et discret de l’écoute dans l’espace thérapeutique est indispensable.

Au coeur de la cure Vittoz, cette écoute est attentive et consciente

La méthode Vittoz propose en elle-même un état d’écoute attentive :

Par la pratique de l’écoute consciente dans son quotidien :

  • Le thérapeute sait :
    • se rendre pleinement présent, à l’environnement pour qu’il soit le plus sécurisant possible.
    • percevoir les tonalités émotionnelles de la personne, et les siennes pour recevoir ensemble ce qui se révèle de la relation dans l’ici et maintenant.
    • recevoir contenu sans jugement mais dans le but d’une conduite constructive du cheminement qui s’opère.

 

  • Le client peut :
    • entraîner sa capacité à recevoir l’environnement sonore sans jugement, commentaire ou analyse.
    • affiner l’écoute et la compréhension de soi, de son climat intérieur pour ajuster ses choix à ses besoins
    • Améliorer sa capacité relationnelle

Son écoute active le travail

“Exprimer ses difficultés auprès d’un Autre qui écoute peut permettre à la personne de les contextualiser.

Cela participe en effet à construire ou restaurer une forme de compréhension de ces difficultés, notamment de leurs origines. L’effort réalisé par l’écouté pour être compris de l’écoutant est mis au service d’une fabrication de sens. (Ré)inscrire les difficultés dans leur contexte d’apparition et leur découvrir une ou des raisons d’être peut contribuer à les normaliser, à les rendre moins étranges voire à les accepter ou leur donner du sens.

Si cela ne permet pas en soi de dépasser les souffrances, celles-ci peuvent laisser place à un ressenti plus supportable et moins épuisant pour le sujet, libérant alors potentiellement une énergie ou une disponibilité pouvant être, dès lors, mises au service du cheminement vers le mieux-être. (…)”

 La reformulation, la répétition voire l’écho, le questionnement commun permet ce qu’une réflexion menée seul ne suscite pas : une ouverture, une remise en question et une relation – laboratoire de son mode d’être à l’autre et au monde. C’est cette écoute guérissante qui va se vivre au travers de l’intimité qui se met en place au sein de cet espace si singulier.

L’attention, déficit, repérage et remédiation, la cure Vittoz

L'attention Déficit Repérage et remédation La cure Vittoz

Nous parlons de plus en plus de troubles du déficit de l’attention et de troubles attentionnels.

Quelle différence ? Gérard Macqueron précise dans “Psychologie de l’attention” (Odile Jacob, Paris 2023) : ” Le trouble neurodéveloppemental dénommé TDA/H, répond à des critères diagnostiques précis et dont l’origine serait une dysrégulation de certaines fonctions cognitives ; d’autre part des troubles de attentionnels lesquels sont des symptômes secondaires à des pathologies ou des troubles associés  (dépression, anxiété…)

La psychologie cognitive reconnaît trois composantes de l’attention.  L’évaluation réalisée par le neuropsychologue par exemple,  s’intéresse donc à ces trois aspects :

  • L’attention soutenue,
  •  l’attention divisée et
  •  l’attention sélective.
Nota : Le bilan effectué qui regardera ces aspects ne constitue pas un diagnostic ! Seul un médecin réalisera cela sur la base d’entretiens cliniques. D’autres éléments pourront être interrogés au regard d’éventuels autres troubles associés repérés (TND).
 
 

L'attention soutenue

On définit l’attention soutenue comme :

La capacité à mobiliser

 son attention sur un temps donné,

 pour réaliser une tâche.

Concentration Attention Maths

A titre d’exemple, résoudre un problème (de maths ou autres…) demandera de  :

  •  Comprendre l’enjeu de la situation. Les mots d’une consigne.
  • Mémoriser plusieurs informations différentes.
  • Elaborer une stratégie de résolution.
  • Planifier les étapes du travail dans un certaine ordre.
  • Appliquer la procédure choisie, jusqu’à l’obtention d’un résultat.

L’attention soutenue est à mobiliser spécifiquement pour ce projet, sans répondre à d’autres sollicitations externes (stimuli sensoriels externes … sons, vue d’un objet attractif… ou internes : émotions envahissante, pensées vagabondes… )

L'attention divisée

On définit l’attention divisée comme :

La capacité à répartir son stock d’attention

 sur différentes activités 

qui vont se réaliser dans le même temps.

Vélo en ville tdah

Par exemple, quand vous traverser votre ville en vélo vous mobilisez :

  • Votre mémoire à court terme ( prendre le chemin mémorisé quelques minutes plus tôt sur mon plan)
  • Votre connaissance du code de la route pour vous mettre en sécurité
  • Le niveau moteur et l’expérience acquise par le corps dans la compétence motrice du pédalage/équilibre/freinage…

L'attention séléctive

On définit l’attention sélective comme :

La capacité à sélectionner

 en fonction d’une tâche précise,

 les informations pertinentes 

et d’inhiber les informations parasites.

Imaginez vous cherchant votre direction dans une ville que vous ne connaissez pas, avec un plan à lire et du bruit autour de vous, cela vous demande  :

  • d’inhiber l’ensemble des informations présente dans l’environnement et les pensées non pertinentes, y compris peut-être celle liée à des émotions pénibles qui s’invitent (agacement, anxiété, …)
  • pour se concentrer sur la lecture et la compréhension du plan, repérer les informations  importantes qui peuvent vous aider autour de vous pour vous repérer dans l’espace…

Altération de l'attention et TDAH

Ces trois niveaux peuvent être altérés chez des personnes souffrant de troubles de l’attention et de l’hyperactivité.

Pour les enfants, l’école ou la visite chez l’orthophoniste, l’ophtalmologiste, ou votre médecin généraliste sont des lieux de repérage de cette activité. Avant de  qualifier le trouble , il est bon d’échanger simplement sur ce que vous avez identifié avec ces différents intervenants… 

Si cela impact la qualité du quotidien de l’adulte ou de l’enfant et de son entourage, ne tardez pas à en parler à votre médecin pour vous diriger vers une premier accueil sur cette problématique. Votre médecin est à même, a minima, de vous indiquer la filière de soin permettant de réaliser des tests (neuropsy… ) et poser un diagnostic (médecin formé, psychiatre, pédopsychiatre…).

 

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La cure Vittoz peut intervenir en prévention de l’aggravation des symptômes pour les troubles de l’attention ou le traitement des  troubles attentionnels plus contextuels (fatigue nerveuse, dépression…)  et complément du protocole de soin préconisé par l’HAS.

Avec la psychoéducation, la médication si la souffrance de l’enfant ou de l’adulte concerné le justifie, l’hygiène de vie, l’accompagnement comme la psychothérapie Vittoz offre un espace d’écoute, de soin et d’entraînement de la capacité attentionnelle.
TDAH soin Vittoz

Pour aller plus loin ...

Mon cerveau a besoin de lunettes

Mon cerveau a besoin de lunettes

Mon cerveau a besoin de lunettes - Le TDAH explique aux enfants - 4e édition Broché – Illustré, 21 avril 2022

Manuel de l'hyperactivité et du déficit de l'attention

Manuel de l'hyperactivité et du déficit de l'attention

Manuel de l'hyperactivité et du déficit de l'attention: Le TDAH chez l'adulte Broché – Illustré, 24 septembre 2020 .

Psychologie de l'attention Broché

Psychologie de l'attention

Psychologie de l'attention -
Gérard Macqueron - Broché – Grand livre, 4 octobre 2023

De la conscience de soi à l’estime de soi.

Estimation de soi : Les trois composantes essentielles.

On pourrait définir l’estime de soi comme la capacité à reconnaître sa propre valeur et à l’accepter. Christophe André et François Lelord* reconnaissent ces trois éléments qui la composent :

  • L’amour de soi
  • La vision de soi
  • La confiance en soi

C’est l’équilibre entre ces réalités interdépendantes qui permettent de fonder, de renforcer et de stabiliser l’estime soi.

Quels ancrages ?

  • L’amour de soi est naturel à celui qui dans l’enfance a reçu des nourritures affectives qualitatives et cohérentes.
  • Ce sont les attentes (conscientes ou non), les projections (inconscientes) sur l’enfant qui vont venir participer aussi à la construction de la vision que l’enfant va imprimer de lui-même. Au fil des interactions, il va se positionner plus ou moins librement ou va s’adapter de manière à trouver la nourriture affective qui lui est disponible dans son contexte familial, social.
Conscience de soi
  • Les théories de l’attachement sont venues confirmer ce besoin de signaux positifs et stables reçus par l’enfant comme ressources internes (intégrées et disponibles) pour pouvoir aller explorer. Les apprentissages lors d’expériences significatives (oser, persévérer, accepter de perdre… ) vont venir forger la confiance en soi.

Pour cela des processus physiologiques privilégiés vont venir servir de support à ce développement, le circuit de la récompense*

Quels sont les bénéfices pour la personne ?

  • La lecture ajustée de l’adage « Charité bien ordonnée commence par soi », nous fait comprendre , qu’un Amour de soi, ouvre la porte à l’amour des autres. Épanouis au milieu des autres, il est plus facile de supporter critiques ou situations de rejet que la vie sociale impose forcément une fois ou l’autre.
  • Se voir avec justesse (compétences et manques) sans jugement rend plus résistant aux obstacles que les aléas de la vie nous proposent.
  • Confiante, dans le quotidien personnel ou professionnel, la personne se remettra plus rapidement et plus facilement d’un échec, de traverser un e perte.

Et si elle vient à manquer ?

  • Quand il est difficile de trouver une part de soi à aimer, la capacité à se laisser apprécier par les autres peut également être inaccessible. Peut s’ancrer la conviction de n’être jamais à la hauteur des situations.
  • L’image de soi peut être médiocre, même en cas de réussite scolaire, professionnelle ou familiale selon la représentation qu’on a élaboré. Une vision négative de soi, nous enlève l’audace pour poser des choix existentiels. Le conformisme reste alors plus confortable, suivre l’avis des proches plus facile et en revanche la persévérance dans les choix personnels peut manquer.
  • Dans l’action, le manque de confiance en soi inhibe, fait hésiter, incite à l’abandon.

L'estime de soi passe par la conscience de soi.

Premièrement, observer et reconnaître que nos qualités ne sont pas disponibles en permanence et que bien des choses ne reposent pas sur nous , est un élément très libérateur.

La psychologie cognitive nous l’apprend, et les neurosciences le confirment : Savoir que nous (notre cerveau et partant, tout notre être…) avons la possibilité d’évoluer donc de développer des facultés,  apporte en plus une formidable espérance. 

Psychothérapie

Par ailleurs, développer l’habitude de s’observer être, s’observer agir, s’observer interagir en évitant le jugement sur soi, culpabilisant, (sans se déresponsabiliser!) est un chemin possible et très prometteur : la conscience de soi dans l’instant.

Certes, il n’est pas toujours agréable de se voir colérique, impulsif, honteux, angoissé… et pourtant la première porte vers le changement c’est de consentir à ce qui est et de rester avec.

Le Dr Vittoz ne disait pas en vain : « Veuillez ce qui vous arrive. » Mes amies coach ont souvent cette parole : « …et c’est OK ! » , nous les Vittoziens concluons souvent par … « C’est ! »

Avec Vittoz agir pour l'estime de soi

La cure Vittoz propose de prendre ce chemin, en ouvrant de nouvelles voies inexplorées dans vos circuits neuronaux par la répétition de pratiques sommes toutes assez simples et accessibles à tous.

Alors, je me réjouis toujours de voir les personnes que j’accueille en thérapie d’en prendre conscience mais surtout de l’expérimenter pour eux-même. Elle deviennent actrice de leur propre guérison. C’était bien le souhait de Roger Vittoz. Proposer des moyens à la personne pour qu’elle s’offre sa propre croissance. Je ne me sens pas soignante, je me sens passeuse et quand l’espace de parole et d’expérimentation que je propose permet cela alors, je me sens pleinement à ma place, émue et reconnaissante et je continue de nourrir ma propre estime. Quelle chance !

Et pour les enfants ?

Une chance aussi est de proposer cela aux plus jeunes.

Les premières années de vie sont idéales pour découvrir cette accès à la conscience de soi.

Elle peut paraître naturelle chez l’enfant. Pourtant la plupart des enfants que je reçois en cabinet semblent devenir très tôt des « cérébraux ». Heureusement, il y a alors encore beaucoup de souplesse, sauf traumas complexes.

Avec ma consœur Blanche Renard nous proposons aux enfants du primaire au sein de la maison Familya des moments privilégiés pendant les petites vacances pour expérimenter de façon ludique cette conscience de soi, fortifiante.

Il s’agit aussi de leur apprendre à reconnaître les signaux émotionnels, les indicateurs de leurs besoins afin d’apprendre à y répondre de la façon la plus autonome possible.

stage estime de soi Familya Bordeaux

Calendrier des "Stages Estime de soi – Enfant"
( 8 à 11 ans)

25 et 26 octobre 2023 

21 et 22 février 2024 

17 et 18 avril 2024

8 et 9 juillet 2024

de 10h à 17h à la Maison Familya de Bordeaux – 10 rue Charles Gounod – Talence

Sources

L’estime de soi – Christophe André  – Dans Recherche en soins infirmiers –  2005/3 (N° 82)2005/3 (N° 82), pages 26 à 30

L’estime de soi – S’aimer pour mieux vivre avec les autres – Christophe André – François Lelord – Ed. Odile Jacob, Paris, 1999.

Emotions et Respiration

La respiration au coeur de la cure Vittoz

La méthode Vittoz, avec le soucis d’approfondir la conscience fine de ce qui se passe dans le corps, réserve une place centrale à la respiration. C’est un des éléments essentiels du travail sur les émotions.

C’est un entraînement qui se met en place progressivement et qui peut porter beaucoup de fruit d’un point de vue psychique au cours d’un accompagnement.

En effet, c’est la plasticité neuronale, grâce à la régularité de la pratique autonome de la respiration consciente qui va venir en support au fil de la cure, des prises de consciences personnelles, d’un nouveau rapport à l’existence…

Dans la logique d’une pratique dite “phénoménologique” (attentive à ce qui se vit dans l’instant…) cet attention au cours de la séance permet aussi de comprendre ce qui est en jeu au cœur de la relation thérapeutique, entre le client et le thérapeute  (Les répétitions, les postures, les transferts les émotions couvertes, … )

Etudes sur la respiration, une relation établie

Etudes sur la respiration

Une étude(1) a montré que la mise en place d’un état émotionnel précis avait un effet sur le mode respiratoire et à l’inverse que la modification du schéma respiratoire provoqué un changement émotionnel chez les personnes qui se sont prêtées au test sans savoir de quoi il s’agissait.

En effet les zones du cerveau identifiées, comme le siège émotionnel, le cerveau limbique, (bien qu’on sait, aujourd’hui, que de multiples zones sont agissantes dans  lors d’un changement émotionnel) sont directement liées au diaphragme, muscle principal de la ventilation pulmonaire, grâce au nerf phrénique.

On admet aujourd’hui  que chaque état émotionnel vécu puisse avoir une influence sur notre respiration. L’émotion qui par définition est un mouvement (Lat. Ex-movere, déplacer à l’extérieur) manifeste dans une situation précise la préparation du corps à un changement nécessaire. Que ce soit conscient ou non, une série de réactions hormonales, électriques ou viscérales vont nous préparer à nous mettre en sécurité physique ou psychique.

Emotions et variations respiratoires

Émotions et respiration

Le modifications principales de l’appareil respiratoire pour les émotions principales peuvent s’observer (2) , avec le temps et une attention régulière, la conscience fine de soi se précise.

 La peur

Respiration forcée, rapide et superficielle, non cadencée.

Expiration incomplète, sans pause.

Action forcée du diaphragme…

 La joie

Respiration, profonde, lente, régulière …

Expiration plus longue que l’inspiration, longue pause en fin d’expiration

Mouvement du diaphragme souple et ample…

 La tristesse

Respiration longue, expiration avec a-coups

Tremblements, soupirs,

Peu de tonicité musculaire respiratoire,  sollicitation préférentielle de l’espace thoracique

 La colère

L’énergie de colère demande une respiration extrêmement soutenue, profonde et forcée. Les muscles de la cage thoracique vont venir renforcer l’activation dynamique du diaphragme.

Dans un travail thérapeutique, il importera de commencer par observer ce qui est … puis de nommer…

La modification de la respiration dans un second temps pourra accompagner un appel d’état souhaité pour retrouver un confort maintenant ou pour aller travailler un évènement traumatique.

Pour conclure, le souffle de vie qui nous est donné et circule tout le jour sans nous en rendre compte, reste un vrai cadeau mis  à notre disposition  pour une autorégulation émotionnelle lorsqu’il est accueilli de façon consciente.

se pr”ic

(1) “Respiratory feedback in the generation oh emotion”, Pierre Philippot, Gaëtane Chapelle, Sylvie Blairy, pages 605-627, On line, 2010

(2)” La respiration bien plus qu’une pratique essentielle” Stéphane Janssone, Dauphin éd. , 2022

NEWSLETTRE pleine conscience


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L’état de présence, le retrouver et l’installer

La rentrée , une histoire nouvelle à inventer...

Nous avions cette traditionnelle sortie en famille des veilles de rentrée des classes : La cueillettes des mûres… Comme pour goûter jusqu’au dernier instant, cette petite insouciance empreinte de liberté, d’exploration, et de piquant que nous risquions de perdre les heures qui allaient suivre cette nuit fébrile. 

Voilà ! Les fournitures marquées, les cahiers en place au chaud dans les cartables, les to do list et les bonnes résolutions au garde-à-vous. Cette collection d’intentions bien serrées au fond du coeur mêlées d’appréhension de l’inconnu et de doutes quant à notre détermination profonde à les nourrir fidèlement. 

De fait, l’expérience, loin de nous faire leçon, malgré les enjeux qui apportent chaque année un peu plus de pression, un peu moins de distance face à notre devenir adulte, ne cesse de promettre une plongée sans résistance dans le courant du “c’est la vie” qui nous avalerait tous les ans un peu plus vite… si nous n’étions pas libre… 

Libre de choisir l'année que je veux vivre...

Alors si cette année je décidais de choisir vraiment… Oui ! … de prendre les rennes de mon agenda, de mes émotions, de mon corps et de mes pensées envahissantes pour commencer quelque chose de nouveau ? Je dis bien commencer … La promesse d’une solution magique serait un grossier mensonge que mon expérience m’interdit de vendre à quiconque. Existe-t-il, par ailleurs, une thérapie brève ? Je pose cela ici… 

Donc, quel premier petit pas puis-je décider de poser ? sur quel(s) sujet(s) ? et comment évaluer ma progression ? Car mon cerveau à besoin de terminer les choses, mon coeur de progrès, et mon corps de cette énergie tranquille, alerte et souple. Tout cela je le trouverai sans aucun doute à chaque fois que je pourrai me mettre en état de présence, sincèrement.

L'état de présence, le retrouver, l'installer...

En somme, rechercher l’état de présence serait davantage une recherche une mise en mouvement, une recherche d’équilibre, que la quête d’un moment propice bien illusoire. Chassons tout de suite d’un revers  de pensée, par une courte mais efficace réceptivité, cette utopie. Elle ne fait que rajouter une ligne à une to do list irréaliste et irréalisable qui n’a pour effet que de renforcer nos circuits fermés du stress, nos tentations de découragement, autoroutes de la dépression. 

Le bon moment c’est maintenant !

Intégrer cet habitus de l’état de présence, c’est possible, cela demande du temps à notre cerveau de frayer de nouveaux circuits, mais c’est possible !

J’en ai moi-même fait l’expérience, après un long passé de difficulté d’attention, de fatigue chronique et d’émotions à fleur de peau… 

Je ne proposerais rien que n’aurais pu vivre pour moi-même.

Le parcours Fovea que j’ai expérimenté  après 12 ans de pratique Vittoz et quatre ans de formation de thérapeute est particulièrement adapté pour rentrer dans cette expérience de changement en douceur et en profondeur.  

Le bon format pour démarrer un nouveau mode de vie...

thérapie de groupe bordeaux

Si vous cherchez à la foi le progrès personnel et l’émulation dans la pratique régulière , rien de tel que le cheminement en petit groupe. 

 Le format de 8 séances de 2h a été expérimenté depuis plus de dix ans comme le moyen le plus pertinent pour mettre en place les premières pratiques simples du Vittoz en groupe. 

Les expériences à pratiquer : Elles s’intègreront dans votre agenda sans effort ni tension car il ne s’agit que d’y penser, cela ne demande pas de temps en plus, vous ferez les mêmes gestes que d’habitude, vous apprendrez à les faire de manière à faire du bien à votre cerveau et à tout votre être…

Informations et calendrier 2023-2024

Si cela vous interpelle, pique votre curiosité ou titille vos résistances, c’est normal ! Toutes les questions sont légitimes ! 

Je suis disponible pour répondre à vos question.

Calendrier des prochains groupes :

 en présence à mon cabinet

 

  • FOVEA I (Axé réceptivité

dès le 20 septembre 2023

                                        

  • FOVEA II (Axé concentration)

dès le 14 janvier 2024. 

 
 

 Prenons le temps de faire connaissance.

Vous pouvez déjà remplir ce premier questionnaire, je m’engage à vous rappeler pour comprendre mieux vos attentes
par rapport à ce parcours.
 

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Le “BUJO” conscient : outil d’accompagnement des TDA

Les TDA et la difficulté à concevoir et habiter le temps.

Les troubles de l’attention aujourd’hui largement présentés par les neuroscientifiques sous l’acronyme TDAH et défini par le DSM V(1)(2) comme un dysfonctionnement neurodéveloppemental présentent notamment parmi les symptômes une difficulté concernant la manière de concevoir et d’habiter le temps. On sait aussi que le développement psychoaffectif de la personne, que l’environnement anxiogène dans lequel s’inscrit sa vie quotidienne et que la notion de manque de plaisir jouent un rôle essentiel dans l’apparition des divers symptômes. (anxiété, baisse de la confiance en soi, impulsivité, agitation, éparpillement, symptômes dépressifs … )

Bullet Journal et vittoz

Les moyens thérapeutiques proposés peuvent être pharmacologiques, des psychostimulants notamment permettant certes de mieux focaliser son attention sur de courtes durées, pour affronter un quotidien qui peut devenir pénible pour soi et pour l’entourage, mais qui restent insatisfaisants sur le long terme. Ces traitement sont aujourd’hui complétés par des propositions psychothérapeutiques variées et par la mise en place d’outils psychoéducatifs.

La présence attentive pour redevenir acteur de sa vie.

La méthode du Docteur Roger Vittoz qui a été élaborée par lui dès le début du 20ème siècle cherche à faire des actes du quotidien un moyen thérapeutique pour retrouver un contrôle sur les deux fonctions cérébrales : La réceptivité et la concentration.

Il s’agit pour la personne de retrouver sans tension et en souplesse un état de présence qui soit non seulement reposant mais réparateur pour tout l’être. Une vision anthropologique complète et unifiante (corps/coeur/esprit) de la personne fonde effectivement ce travail.

Parmi les exercices proposés ce qui va être notamment recherché c’est :

  • Le travail l’accueil sans jugement de l’environnement (ce qui favorise une disposition à l’accueil du réel moins anxiogène)
  • Exploiter positivement le circuit de la récompense en offrant ainsi au cerveau et au corps la sécrétion des “hormones du bonheur”. (Ocytocine, endorphine, dopamine et sérotonine)
  • Rendre la personne actrice de sa guérison, voire “experte” de sa problématique.

A ce titre, la méthode Vittoz trouve pleinement sa place parmi les propositions de soin des personnes diagnostiquées TDAH. En ce qui concerne la gestion du temps cette prise de conscience du réel (cette “réceptivité” à ce qui est) va être déterminante. Et le rapport au temps peut être travaillé.

Le "Bujo" trouve sa place dans l'accompagnement en Vittoz des TDA/H

 Ryder Caroll, un graphiste New Yorkais a démocratisé une méthode d’organisation qu’il a mise au point pour lui-même : elle se présente sous l’aspect d’un journal personnalisé.

Il s’agit d’un système d’organisation personnalisable et qui n’est pas numérique. Il permet d’organiser des calendriers, des rappels, des listes, des remue-méninges, des trackers et d’autres moyens d’organisation dans un seul et même carnet nommé bullet journal. Le nom Bullet Journal vient de l’anglais bullet, qui renvoie à l’organisation des informations par puces (« • », bullets, en anglais), mais aussi au carnet marqué de points plutôt que de lignes qui sont généralement utilisés par les adeptes de cette méthode. (3)

Dernièrement une personne (non TDAH) est venue me consulter en me présentant son “Buljo”. Dans sa vie très chargée de maman active qui porte de nombreux sujets, avec notamment des dossiers administratifs liés aux handicap d’un enfant, est devenu cet outil indispensable qui la suit partout.

A la recherche de confort dans ma propre gestion du temps et par curiosité thérapeutique j’ai mis en place ce nouveau mode d’organisation et j’y ai associé certains exercices Vittoz (actes conscients différés, élimination, récéptivités tactiles, sonores, olfactives, et c.) qui viennent en appui de cet outil déjà très ingénieux et bienfaisant.

 

Une pratique en cohérente avec la méthode Vittoz.

Ce journal présente l’avantage de trouver dans un lieu commun les différentes échelles de temps auxquelles se référer.

Ainsi la perspective d’un projet d’avenir dans lequel je m’inscris en tant qu’acteur décisionnaire (si je pratique vision solutionniste de la thérapie) va pouvoir être nommée clairement par écrit et revisitée (plan d’avenir) et s’inscrire dans des objectifs et des tâches précises à différentes échéances (Année, mois, semaine, jours…)

Le temps consacré à cela en conscience, avec des choix esthétiques de couleur, des sensations qui peuvent agrémenter ce moment de qualité peuvent en faire un vrai moment d’intériorité et de présence à soi, que ce soit en réceptivité ou en concentration.

La satisfaction de l’objet réalisé, la gratification des tâches réalisées, éliminées peuvent venir activement libérer l’esprit et alléger la charge mentale.

Et surtout le temps régulier d’actualisation dédié (5 minutes par jour, 1/4 par semaine, …) vient ritualiser un travail cérébral dont le cerveau tirera profit à la faveur de la plasticité dont il est capable !

Symboliquement, ce lieu éminemment personnel, prolongement de soi, sur lequel je peux agir, vient en renfort ou comme extension de l’espace thérapeutique où je deviens ce que je veux être, ce que je suis en profondeur dans les aspect concret de ma vie.

“Bujo conscient” adopté !

Vittoz et vie de famille : faire du rituel du soir un moment de qualité.

La traduction de la souplesse cérébrale que vous avez acquise dans la pratique fonctionnelle du Vittoz en compagnie de votre thérapeute s’exprimera pleinement aussi dans le donner-recevoir de la vie relationnelle en famille. Comment faire alors du peu de temps dont nous disposons avec nos enfants des moments de qualité ? Cela se joue dans les petits gestes du quotidien qui deviennent alors de vrais moments thérapeutiques pour les parents comme pour les enfants.

Choisir l'état de présence au sein du foyer

rentrer chez soi vittoz

Il s’agit d’accepter de mettre toute sa présence dans la vie du foyer.

Cela demande de mettre à l’écart de notre champs de conscience toutes les choses importantes qui ont occupé les pensées de notre journée. Un exercice de mise à distance ou de décentration pourra vous y aider. (laisser partir le son de la ville sur le trajet du retour… se laver les mains en acte conscient en rentrant … ) Choisir de changer de lieu et d’environnement pour être encore soi mais autrement, passer à un nouveau moment, dans un nouveau lieu.

 Je décide de me rendre pleinement présent au lieu du foyer (lumière, odeurs, température, et c.) et aux personnes : échange de regard, baiser conscient , parole de retrouvaille sincère.

Le moment du repas

repas vie de famille vittoz

Les odeurs, les couleurs, les textures, les sons, et les goûts … tous les sens sont sollicités ! 

Le moment de la préparation du repas, le son des casseroles, des bouillonnements sur la cuisinières, l’odeur des plats mettent déjà en relation, sont l’occasion d’ un “qu’est-ce qu’on mange?” : comment je décide d’accueillir cette question ?

Quand on se retrouve autour de la table. C’est alors que je peux recevoir chacun par le regard, j’observe sa posture ses mouvements pour sentir l’état dans lequel il est et je tente de l’accueillir sans jugement, même si je sens de la tension, de la lassitude ou de la colère… Je ne suis pas responsable de tous ses maux… Et je peux même formuler une reconnaissance de cet état sans commentaire. “Je constate que tu as l’air fatigué, ou contrarié, je suis désolée pour toi. ” Je partage aussi les réjouissances et les moments de satisfaction. La confession des notes n’est pas un objet de reproche… “Qu’est-ce que tu en penses- toi ? …” “Tu peux être fière de toi… savoure la fierté et la joie !”

L’ouïe – Je décide d’écouter ce que chacun à dire – au besoin j’écoute le silence, qui peut être une forme de présence.

Dans la salle de bain

vittoz et vie de famille - rituel du soir

Voilà un moment de relâchement et de détente qui fait transition, on change de peau, on élimine les poussières de la journée et les pensées encore encombrantes qui les accompagnent.

Le regard – Le moment du bain et l’occasion d’un petit état des lieux sur les bobos, un regard discret non intrusif mais attentif, serein et bienveillant sur le corps de votre enfant est un soin enveloppant en soi. Il sait que vous veillez sur son bien être que vous l’aimez. Apprendre ensemble à se regarder dans le miroir et se faire un sourire à soi même.

Goûter le dentifrice, explorer l’intérieur de la bouche avec sa langue, chaque, dent, la texture des gencives,  et s’entendre cracher en acte conscient. Jouer à faire des grimaces en sentant les muscles du visage qui se crispent et se détendent. Sentir ensemble l’odeur du savon. Sentir la température de l’eau et l’écouter s’écouler. Envelopper le séchage de sortie de bain d’un câlin …Un peu de sérum physiologique là (élimination des sécrétions … ) Un peu de crème ici , … suivi d’un bisou …

Autour du coucher

L’histoire du soir est un moment important pour le développement cognitif et psychoaffectif de l’enfant. “Les deux activités qui se produisent en parallèle pendant la lecture partagée, « entendre la langue écrite et ressentir un sentiment d’amour », seraient « les meilleures fondations de ce long apprentissage qu’aucun spécialiste des sciences cognitives ou de l’éducation ne peut mettre en œuvre », [pour] Maryanne Wolf.

vittoz histoire du soir

L’histoire du soir est un vrai trésor à garder le plus tard possible !

Tout d’abord Accueillir “l’objet livre” avec le toucher et la vue : Attraper les couleurs sur les pages, sentir l’odeur des pages, faire le tour de la page avec son doigt en faisant un stop dans les coins…

Puis s’entendre lire avec intention chacun des rôles présents . Entendre résonner les petites phrases connues par cœur … écouter Jojo ou Josette terminer vos phrases…

 Et enfin libre à vous d’explorer ce moment… écouter les consonnes, les voyelles… exagérer l’articulation… ou choisir une lecture sérieuse où les émotions sont au rendez-vous et accueillir où ça se dit dans le corps (gorge serrée, lèvres qui s’étirent, nœud au ventre… ?)

Le dernier moment avant la séparation nocturne

Entrer dans la nuit, symboliquement c’est ce confronter à sa finitude (la mort) . L’état allongé symbolise aussi le contact à la terre (mère) ce qui est aussi un point d’ancrage.

vittoz et vie de famille rituel du soir

Se rassembler – Proposer à votre enfant de s’étendre bras et jambes légèrement écartées , prenez son doudou ou une petite balle en mousse et faite le tour du propriétaire en partant de la tête en touchant bien tout le tour du corps sans laisser d’espace… Le projet est que votre enfant sente tout son contour, son entièreté, son unité, son unicité. Cela construit son schéma corporel (la connaissance des parties du corps) et à la fois son image corporelle (la conscience de son corps, et l’image qu’il en a).

 

L’enveloppement – Chacun sa façon de faire, certains enfants ont particulièrement besoin de sentir enveloppés , bordés serrés et d’autres de liberté de mouvement… utiliser l’image qui vous convient le sushi, la chenille , le saucisson, la chrysalide ou même la limace… au besoin repassez votre main sur le dos par dessus la couette, pour qu’il ou elle sente le contact avec la couette, son poids, et enfin sur la tête avec présence et tendresse pour finir de le sécuriser. De votre côté accueillez consciemment la douceur de ses cheveux sous vos doigts. Le bruits de vos pas en partant et vos appuis sous les pieds. (vitesse ? puissance ? calme … ) Comment vous-sentez vous ? (nommez le simplement pour vous-même.)

Quittez la pièce sans précipitation, ni inquiétude, sereinement en lui souhaitant bonne nuit en lui rappelant que vous l’aimez ! Accueillez ce nouveau moment qui s’offre à vous avec satisfaction et quiétude par une réceptivité qui vous fait du bien (une tisane, un câlin à votre conjoint, un carré de chocolat dégusté en conscience !)

Un projet à construire au fur et à mesure, grâce à la richesse de notre cerveau.

Bien entendu, il n’est pas possible de vivre tous les moments de la soirée, en acte de conscient, c’est-à-dire en pleine présence totale et sans pensée.

Le projet si vous le souhaitez et de décider de profiter de ces petits moments précieux de la journée pour faire de votre foyer, lieu de vie que vous aimeriez probablement être reposant un lieu de présence autant que possible tranquille et réparateur. Il appartient à tous les membres de la famille de construire cette atmosphère et en particulier aux parents de transmettre leur projet pour leur foyer par leur propre pratique. La présence est communicative. Elle se transmet aussi par le vécu.

Ce sont notamment le “circuit de la récompense” et “Système Réticulaire Activateur Ascendant”, la libération des neurotransmetteurs du lien et les neurones miroir font leur job aussi ! Quand je prends le temps d’observer tout cela, grâce à ces mécanismes neurophysiologiques qui sont à l’œuvre, mon cerveau reconnaît ce qui lui fait du bien , il aspire à le retrouver et des modes nouveaux de fonctionnement peuvent se mettre en place. L’élan de votre désir de communion sera le point de départ.

A lire“L’art de la lecture à haute voix.” Blandine Clémot.

Trouble de l’attention, neuro ou psycho ?

Les difficultés attentionnelles sont aujourd’hui regroupées de façon assez systématique dans les TDA/H : Trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité. Le TDAH est un trouble du neurodéveloppement. Problématique neuro ou psycho ? La solution médicamenteuse est-elle la seule solution ?  De quoi relève se trouble qui rend la vie bien difficile de environ 5,9% des enfants d’âge scolaire (1 à 2 par classe) et 3% des adultes

"TDA/H" de quoi parle-t-on ?:

https://www.instagram.com/tdah_memes/
https://www.instagram.com/tdah_memes/

A partir des années 80, on s’intéresse particulièrement à ce qui est aujourd’hui défini comme “un trouble du neurodéveloppement” et qui aurait toujours été présent .

Il se caractérise par:

– un déficit de l’attention ;
– l’impulsivité (sachant que cette impulsivité est toujours une conséquence du déficit attentionnel : « l’action précède la pensée » ; il s’agit
donc d’un élément essentiel du diagnostic) ;
– l’hyperactivité.


 

 

L’environnement tiendrait une place majeure dans l’apparition des symptômes avec comme principaux facteurs :

  • Le stress
  • L’absence de plaisir (qui semble déduit de l’action positive des traitements médicaux sur le système dopaminérgique.)

Qu'entend-on par "attention" ?

Différents niveaux d’attention

L’Alerte, l’éveil
Etat de vigilance déclencheur des autres niveaux et sa qualité. S’il est trop élevé il peut susciter le stress, voire l’anxiété.
Attention sélective
Capacité à choisir dans notre environnement, un stimulus plutôt qu’un autre.
Attention divisée ou partagée
Multitasking – Capacité à faire plusieur choses en même temps tout en se rappelant ce qui est fait. (En réalité vision biaisée, puisque le cerveau ne peut traiter qu’un information à la fois, il s’agirait alors d’une attention selective alternée très rapide.)
Attention soutenue
Le fait de garder longtemps son attention sur une chose en particulier

Apparaissent souvent deux autres pratiques retrouvées chez les personnes qu’on diagnostique aujorud’hui comme TDA/H :

L’Hyperfocalisation : Suscitée par l’investissement exclusif de l’attention sur un détail au détriment de la prise en compte du reste de l’environnement.

 

https://www.instagram.com/tdah_memes/
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Auto-stimulation : Répétition d’actions où l’attention est particulièrement centrée autour d’un thème qui peuvent rappeler certains comportement névrotiques obsessionnels.

Les symptômes déterminants pour les diagnostique:

– Inattention/Distractibilité

– Perturbation du “timing moteur” : ajustement du comportement moteur à des stimuli temporels temporels internes ou externes (ex. Frappez dans une balle de tennis au bon moment ) 

– Difficulté dans la perception du temps et des séquences temporelles.(impacte la planification des tâches quotidiennes…)

– Prévision des conséquences temporelles des actions à plus ou moins long terme. (génère potentiellement de l’impulsivité…)

Quels sont les symptômes souvent associés?

Les personnes qui souffrent de trouble de l’attention ont souvent également d’autres difficultés qui s’expriment dans le quotidien :

  • Aucun moment ne doit être perdu… (ce qui engendre inquiétude, stress, voire anxiété…)
  • Elasticité subjective du temps particulièrement impactante. (pouvant engendrer de l’angoisse, et un sentiment d’être perdu, et “à parté du monde…
  • Hypersensibilité (sensorielle et émotionnelle)
  • Irritabilité
  • Humeur changeante
  • Emotivité
  • Difficulté relationnelles (stress d’une vie désordonnée, explosion émotionnelle, impulsivité, cercle de la répétition et de la multiplication…)  en couple, parent/enfants, …
  • Souffrance de l’incompréhension de l’entourage
  • Sentiment de rejet
  • Installation de croyances nocives, déterminisme délétère.

L'organisation du dépistage en France

diagnostic

C’est le questionnaire du DSM V qui donne les repères et propose un questionnaire pour guider l’anamnèse du patient. 

Les familles qui évoquent auprès de leur médecin traitant de telles difficultés
sont envoyées vers un professionnel de la santé mentale. Seul le psychiatre est autorisé à poser un diagnostique. Quand vous avez réussi à obtenir un rendez-vous, un simple examen clinique suffit. (entretien avec anamnèse, c’est-à-dire, histoire émotionnelle et relationnelle de la personne)

Les neurospychologues proposent des tests qui n’ont pas valeur de diagnostique, en revanche cela peut aider la famille à pousser la porte du psychiatre et à obtenir un projet personnalisé de scolarisation (ex. Tiers temps aux épreuves nationales). Il faut compter au moins 350 euros (non remboursés.

Après cela, un médecin peut mettre en place une pharmacologie (stimulante ou non stimulante) si elle jugée nécessaire par le médecin et désirée par la famille. On peut comprendre les familles concernées par cette souffrance du quotidien, handicap invisible qu’est la souffrance psychique, qui espère devant cette proposition une sortie du tunnel.

Pour les adultes :

Les adultes peuvent être considérés comme des enfants non dépistés.  Ce qui n’a rien d’étonnant puisque la communication massive sur le sujet est assez récente. En outre, c’est l’existence des symptômes depuis l’enfance qui va être déterminante pour ce diagnostic. La prise en charge est encore très hésitante par les psychiatres. Des tests en lignes sont accessibles (DIVA 5 ou ACE +) pour aider les personnes à avancer sur leurs questionnements, des associations accompagnent sur ce chemin de Damas (ex. HyperSuper) …

Quels sont les traitements ?

On a observé chez les personnes souffrant de troubles de l’attention des dysfonctionnement dans les zones du cerveau contrôlée par deux neurotransmetteurs  la dopamine et la noradrénaline. La plupart des traitements agissent donc sur ces éléments qui sont impliqués dans l’éveil,
la vigilance et l’impulsivité.

On trouve deux grands groupes de traitement :

– Les pychostimulants (ont des propriétés éveillantes) Méthylphénidate et amphétamine –  ont une action  sur la dopamine.

– Les non-stimulants : atomexétine et guanfacine–  ayant pour la plupart une action  sur la noradrénaline

Traitement ou pas ?

Les traitements ne sont pas curatifs. On peut comprendre que les parents hésitent à mettre leurs enfants sous Ritaline. Il peut paraître effectivement contraire au bon sens de stimuler un fonctionnement nerveux pour obtenir qu’un enfant soit canalisé par une meilleure capacité de concentration momentanée.

On sait en effet qu’il ne s’agit pas de guérir mais de limiter sur une période courte (3 à 5 heures) les symptômes.

A moyen terme, (2 ans) le traitement perd de son efficacité

On   sait aussi qu’à long terme (8 ans) une prise en charge psychothérapeutique adaptée est aussi efficace.

Or prendre le temps d’une thérapie fonctionnelle permet de travailler sur la capacité d’attention et améliorer le confort de vie au quotidien. Cela peut sembler plus fastidieux et plus exigeant pour les familles dont la vie à la maison est devenue une vraie souffrance.

Choisir entre une rééducation, un accompagnement global de la personne, voire de la famille et une solution médicamenteuse facilitante à cours terme malgré ses effets néfastes sur le système cardiovasculaire n’est pas toujours facile.
 
Des solutions intermédiaires de transition peuvent parfois aider à passer le cap d’une situation particulièrement handicapante, notamment les ados et les jeunes adultes en période d’examen avant de retourner vers un projet transformant à plus long terme.


Quel traitement pour les adultes ?

Chaque jour la liste de témoignages de personnes ayant enfin réussi à décrocher un traitement s’allonge sur les réseaux sociaux. Il est parfois attendu comme une délivrance inespérée, et les conseils vont bon train pour trouver le parcours de soin le plus rapide. Cette frénésie peut nous faire réfléchir sur le fonctionnement économique qui entoure ces pratiques et les questions éthiques qu’elle soulève. Nos modes de vie connectés nous privent de plus en plus de nos moyens d’attention, ce qui met une grande partie de la population en souffrance (qui est bien réelle !) et par quel heureux hasard les laboratoires répondent encore une fois présents au rendez-vous d’urgence ! Une synergie des moyens (information, médicaments, politique de santé…) semble être mise en place au service d’un groupe de personnes qui prend de plus en plus d’ampleur.

Ritaline TDAH

Concernant le traitement des adultes, il n’existe pas encore à ce jour d’autorisation de mise sur le marché (AMM) pour le TDA/H adulte. Un médecin peut cependant librement en prescrire (hors- AMM) s’il dispose d’informations « scientifiques » disponibles motivant sont choix. Un médecin peut donc prescrire avec un suivi nécessaire de la Ritaline ou un traitement non stimulant comme le Straterra (inihibant la recapture de Noradrenaline) . Le traitement étant assimilé à un substitut de stupéfiant amphétaminique.

La question fait débat et les laboratoires sont sur les starting-blocs pour venir soulager une multitude de personnes qui cherchent à sortir de l’enfer qu’ils vivent au quotidien en famille ou dans leur vie professionnelle.

Critique du TDA/H

A la recherche d’informations variées permettant d’affiner mon discernement je suis cependant restée sur ma faim devant cette répétition univocale, conduisant beaucoup d’enfants et de plus en plus d’adultes à la médication systématique.

Une voix semble se détacher du choeur cependant, celle de Caroline Goldman.

Je vous conseille l’écoute de son podcast “Critique du TDA/H” durant lequel vous ne perdrez pas votre temps.

Elle rappelle que dans des circonstances bien particulières ne permettant pas le développement normal de l’enfant, des troubles graves de l’attention surviennent effectivement (secousses du bébé, alcoolisme prénatal…).

L’enseignante chercheuse questionne aussi sur cette curieuse coïncidence entre la découverte de molécules, les parutions DSM et les politiques de santé mises en oeuvre par les Etat-Unis, puis en Angleterre et bientôt en France.

Elle rappelle que les comorbidités associées au TDA/H pourraient être considérées plutôt comme l’origine des troubles de l’attention. Rester fixé sur “une marche” du développement psychique cause en effet chez l’enfant des difficultés cognitives, émotionnelles et parfois physiologiques.

La psychologue, sans dénier le travail des neurosciences, concède qu’une différence de point de vue, qu’il soit depuis l’imagerie fonctionnelle ou depuis l’écoute de l’histoire de la famille peut mener au constat commun qu’un déficit de l’attention est souvent corrélé au contexte de développement qu’il faut questionner et à l’environnement qu’il convient de modifier. Mais son choix clinique est d’aller chercher à l’origine historique et de mener un travail thérapeutique d’accompagnement.

Remédiations proposées : revenir au contact du réel, psychoéducation et stratégie d'expertise

Les propositions qui accompagnement les traitements aujourd’hui  :

  • Accompagner les familles dans une démarche de psycho-éducation peut leur procurer un soutien dans le quotidien, notamment par la mise en place de stratégies cadrantes, planification, stimulations cadrées, et 

  • Les pychothérapies conseillées reposent sur le concret, le réel. (Comme les TCC ou le la psychothérapie Vittoz) Il s’agit de remettre les choses à leur place, de reprendre sa juste place dans le monde qui paraît souvent infini et vaste, de travailler sur le temps , d’abandonner le catastrophisme et l’état d’urgence permanent, le tout ou rien, vivre pleinement l’instant présent, reprendre prise de façon active et valorisante sur la vie.
  • Ce travail au long court restaure aussi l’estime de soi faussé et la confiance en soi considérablement altérée par les personnes souffrant de symptômes déjà évoqués. Sur ce point j’ai été assez impressionnée, je l’avoue, en me promenant sur les réseaux sociaux, de l’effet positif que cette approche semble avoir auprès des jeunes. Les outils utilisés ayant au moins le mérite d’avoir cet effet renarcissisant. J’en veux pour exemple ce jeune Arthur qui a fait de son trouble son expertise. Il dispense son témoignage dans un blog très soigné Eveil du TDAH , il partage ses expériences réparatrices et des conseils pour aménager son mode de vie.

Pertinence de la psychothérapie Vittoz dans les troubles de l'attention.

De mon côté je reconnais dans la Méthode Vittoz, et j’en ai fait l’expérience pour moi-même,  un point d’appui assez évident dans le traitement de cette problématique d’attention, que ce soit d’un point de vue fonctionnel ou psychique.

Psychothérapie

Si nous n’avons nous, thérapeutes Vittoz ni la mission, ni la prétention de formuler un diagnostic clinique sur les situations qui nous sont présentées, nous sommes en revanche formés (et supervisés) pour accompagner de façon tout-à-fait pertinente ces problématiques d’attention en explorant le contexte de leur installation dans la vie de la personne.

Pourquoi ? Parce que c’est justement la raison d’être du Vittoz.

Roger Vittoz, médecin généraliste suisse, du début du 20e siècle,  a eu cette formidable intuition d’explorer toutes les richesses du système nerveux qu’il a perçu très tôt comme essentielles dans les problématiques psychiques et dans l’apparition des maladies de ses patients. La méthode si simple et si actuelle qu’il a mise au point permet réellement d’apprendre à observer ce que notre corps veut nous dire quand nos défenses nous les caches.

Il a trouvé une porte pour trouver le repos de l’esprit déchaîné, pour utiliser de façon autonome et active un outil de présence attentive réellement performant.

Rééduquer notre fonctionnement cérébral, l’entraîner à sortir des voies neuronales nocives, en trouver de nouvelles. A la faveur d’une alliance thérapeutique propice, le questionnement de l’histoire personnelle à l’appui des exercices symboliques permet également de revisiter et de nommer les éléments qui auront pu être déclencheurs et d’aller vers une libération réparatrice de la personne.

Rappel Historique

Historique admis dans la dénomination de trouble rassemblés autour de l’instabilité neuro-motrice et parallèlement en pathologie clinique.

1882 : Ecole Primaire obligatoire en France – Événement révélateur de norme et de hors-norme attentionnelle.

1897 : Instabilité Motrice (Hoffman , all.)

1897 : Instabilité neuromotrice (Bournenille, Fr.) Notion d’arriération

1914 : Instabilité mentale comme syndrome (réunissant plusieurs symptôme:(défaut d’attention ou instabilité mentale, hyperactivité, comportement pervers avec incorrigibilité) Heuyer (Fr )

1920 : Brain damage syndrome  (Still et Von Economo)

1925 : Wallon parle de syndrome de l’instabilité de l’enfant – Rupture entre neuropsychiatrie infantile et psychiatrie générale – abandon du principe d’arriération mentale– Lien entre entre activité nerveuse et activité psychique sans réductionnisme.

1944 : découverte du métylphénidate par Leandro Panizzon (stimulant proche de l’amphétamine, qui inhibe la recapture de la dopamine et stimule sa libération…)

1950 : Troubles affectivo-caractériels

1950 : Wallon reprend ses travaux et déplace le modèle neurologique vers un modèle relationnel (psychique) ce dernier étant lié à l’environnement de vie.

1955 : Wallon  : «Syndromes d’instabilité posturo-clinique : syndromes d’hypertonie réflexe et d’instabilité posturale. » « Le seul trait commun semble être l’importance du facteur psychique ; le problème qui pourrait se poser est celui de savoir si c’est celui-ci ou le facteur neurologique qui constitue le point de départ de leurs réactions réciproques. » Lien direct entre un altération neurologique et une psychopathologie de l’enfant non établi.

Années 1960 : Le terme apparaît dans la classification

Années 1960 : Premiers enfants sous Ritaline

1974 : Syndrome hyperkynétique (DSM1– II) Bradley et Laufer

1980 : Déficit attentionnel DSM III

1987 : THADA (trouble d’hyperactivité avec déficit d’attention)

1994 : TDAH est la traduction de l’anglais ADHD (DSM IV)

2013 : DSM 5, Critères diagnostiques du trouble TDA/H (Inattention, hyperactivité/impulsivité, date de reconnaissance de symptômes , et c.)

Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorder

(Répertoire américain des psychopathologies qui fait encore communément référence en clinique.)